‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 5)Chapitre 16 sur 113 · LIVRE PHKMIEU · texte numérisé non relu

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commo du trône de leurs devanciers. Charles pensait qu'on ne devait rien craindre, puisqu'il n'avait feit aucun mal ; le peuple y qu'on devait extirper tous les maux passés pour ne rien craindre à Tavenir. Les communes ne donnèrent d'abord qu'un foible subside y et les droits de douane ne furent votés que pour un an. Ce dernier vote parut une offense, et la chambre haute refusa de lo sanctionner. On portait donc au roi, disait la cour, moins de confiance qu'à ses prédécesseurs qui avaient obtenu les droits de douane pour toute la durée de leur règne. Cependant il venait d'exposer avec une rare sincérité l'état des finances du royaume , ne refusant aucun document, aucune explication. L'urgence des besoins était évidente. 11 y avait peu de sagesse , pensaient les lords, à mécontenter sitôt, sans motifs, un jeune prince qui se montrait si enclin à bien vivre avec le parlement.

La chambre des communes ne déclarait point qu'elle n'accorderait pas de plus larges subsides ; mais elle poursuivait l'examen des griefs, résolue, sans l'annoncer pourtant, à en obtenir d*abord le redressement. Le roi s'indigna qu'on osât de la sorte lui faire la loi, et prétendre qu'il cédât à la force, ou se vît hors d'état de gouverner ; c'é-

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tait usurper la souveraineté qui n'appartenait qu'à lui seul, et en aucun cas ne devait être compromise. Le parlement fut dissous (*).

Ainsi , malgré leur bienveillance mutuelle , le prince et le peuple ne s'étaient rapprochés que pour se heurter ; ils se séparèrent sans . que ni l'un ni l'autre se sentit foible ou se crût un tort, également certains de la légitimité de leurs prétentions , également décidés à y persister. Les communes protestèrent qu'elles étaient dévouées au roi, mais ne lui livreraient point leurs libertés. Le roi dit qu'il respectait les libertés de ses sujets, mais qu'il saurait bien gouverner seul.

Il l'entreprit aussitôt. Des ordres du conseil, expédiés aux lords-lieutenants des comtés , leur enjoignirent de lever, par voie d'emprunt, l'argent dont le roi avait besoin (*). Ils devaient s'adresser aux citoyens riches, et transmettre à la cour les noms de ceux qui refuseraient de prêter ou qui demeureraient en retard. On comptait encore sur l'affection et sur la peur. En même temps la flotte mit en mer pour tenter une expédition contre Cadix , dont la baie était pleine de b&timents richement chargés. Pour donner cependant quelque

(ïj 12 août 1625.

p) OW Parliam. Hist.^ t. YI, p. 407 ^Londres, 1793).

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