UVRE DEUXIÈME. (1629-194O0 S
Mûlgre sa présomptueuse légèreté ^ quelquefois il se sentait feible et eherdiait des appuis. Il ât quelques tentatives pour rendre à la haute faristoel*atie la force qu'elle &'àf ait plus> Sous prétexte de prévenir la dissijMitioil ^ les getatilshommes de eoffîté eurent brdre de virte dahs leurs terres ; on eraignait leur infliienèe à Londres (*)» Là chambre étoilée prit sous sa garde la considération des grands èeigbeur^. Un manijue d'égards^ une inadvertance^ une plaisanterie ^ les moindres actes où semblait méconnue la supériorité de leur rang et de leurs droits ^ furent punis avec une extrême rigueur^ et toujours par d'énormes amendes ah profit tant db roi que de l'ofîfensé (^)> Oh eût voulu faire ^ des gens de cëbr ^ une classe puissante et respectée ; mais ces tentatives eurent peu de suite^ soit qu^on s'aperçût de leur vanité) soit que les souvenirs des anciens bah>nt$ inspirassent eheot'e au rOi quelque méfiance de lôurs descendants»
(1) t'Itts éé èèM)i CIsnis géniibhdmmes fiii^i tt*Aduiis éb jiiéiice \k même j))ur (le 20 mars 1685), et par une seule poursuite, pour avoir désobéi à cette. injonction. (Rushworth, part. 2, t. I, p. 288, etsuiv.)
(>} Uà ëotottië âbêhVille fài èehdàmiië à 4,9t)é tit. dt. ()OO,Od0 fr.) d'amende, et autant de dumifiages-intérêts au profit de lord SuflTolk., pour avoir dit de ce dernier que c'était un plat seigneur (a hase lord) ; i^ttéger à â)dëO tiV. st; (90,000 A-.) éi ail fouet, {tôtir aVtrir iemi h même propos &)ir le comte de Kinsgton , etc. (Rushworth, part. 2, t. il; Appendice, p. 43, 72.— Voyez aussi GIarendon,A/^motres, etc., t; t, t>. iOS-léii^ dàli^ Ifaa ûoimim.)
88 HÉVOLUTION IVANGLETERRE.
Quelques uns en effet se rangeaient parmi les mécontents , et ceux-là seuls étaient accrédités dans le pays. On continua d'humilier , dans l'occasion, les simples gentilshommes devant les grands seigneurs ; mais il fallut chercher ailleurs une corporation qui, déjà forte par elle-même , eût pourtant beaucoup à recevoir de la couronne^ et pût y en le partageant^ servir de soutien au pouvoir absolu. Depuis longtemps le clergé anglican sollicitait cette mission; il fut appelé à la remplir.
Émanée ^ à son origine , de la seule volonté du souverain temporel ^ l'Église anglicane avait ^ comme on l'a vu^ perdu par là toute indépendance ; elle n'avait plus de mission divine^ et ne subsistait point par son propre droit. Étrangers au peuple qui ne les élisait point y séparés du pape et de l'Église universelle, jadis leur appui, les évéques et le haut clergé n'étaient que les délégués du prince, ses premiers serviteurs : situation fausse pour un corps chargé de représenter ce qu'il y a de plus indépendant et de plus élevé dans l'homme, la foi. De bonne heure , l'Église anglicane avait senti ce vice de sa nature ; mais ses périls et la main redoutable de Henri VIII et d'Elisabeth ne lui avaient pas permis de rien faire pour y échap-