‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 5)Chapitre 50 sur 113 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

voyages d'Edimbourg à Londres , il reçut tout à coup du roi (*) Tordre d'accorder aux insurgés toutes leurs demandes, l'abolition des canons , de

la liturgie , de la cour de haute commission y la promesse d'une assemblée de l'Église et d'un parlement où toutes les questions seraient librement débattues, où les évêques pourraient même être accusés. Les Écossais se réjouirent, mais avec surprise , d'autant plus méfiants qu'on prenait plus de soin d'ôter tout prétexte à la durée de leur confédération. Le synode général se réunit à Glasgow (*). Mais bientôt il s'aperçut que Hamilton ne s'appliquait qu'à entraver sa marche et à introduire dans ses actes des causes de nullité. Telles étaient en effet les instructions du roi (*). L'assemblée avançait cependant , et se disposait à traduire en jugement les évêques. Hamilton prononça soudain sa dissolution {*). Au même moment on apprit que Charles se préparait à la guerre, et qu'un corps de troupes, levé en Irlande par les soins de Strafford, était sur lepoint de s'embarquer pour VÉcosse (^). Hamilton repartit pour

(<) En septembre 1638.

(2) Le 21 novembre 1638.

(3) Voyez les Éclaircissements et Pièces historiques^ n" o. (*) Le 28 novembre 1638.

(5) Strafford's Letters, t. II, p. 233, 278, 279.

I^ondres ; mais le synode refusa de se séparer, poursuivit ses délibérations, condamna toutes I^s innovations royales, maintint lepovenant, abolit répiscqpat* Plusieurs grands seigneurs jusqu&-là inactifs, entre au^rps le pomte d'Argylp, hoiftocie puissant et rpnpi^mé par sa prudence ^ embrassée ront hautement la cause du pays ; des marchands Écossais passèrent la mer pour acbetpr des munitions et des armes j le covenant fut envoyé aux troupes écossaises qui servaient sur le continent; un de leurs meilleurs officiers, Alexandre Lesley, fut invité à revenir en Ecosse , pour prendre au besoin le commandement des insurgés. Enfin , au nom du peuple écossais, ]ine déclaration fut adressée au peuple anglais (*) , pour lui faire conpsiître les justes griefs des chrétiens ses frères , e\ repousser les calomnies dont leurs ennemis cona-: inuns cherchaient à les poircir.

La cour accueillit cptte déclaration avec Irqpie^ on parlait , en se mqquant , de l'insolence des ijisurgés, oji se plaignait seulement d^ l'euïiui d'avoif à les combattre , car quelle gloire et quel profij; pouvaient revenir de la guerre contre un peuple pauvre, grossier et obscur (*) ? Bien qu'Écossais lui -

(*) Le 27 février 1639.

(2) May, IJist. du Long-Pari., 1. 1, p, 96, danç ma Collection.

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