‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 5)Chapitre 97 sur 113 · UVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

UVRE TROISIÈME

tenaient bien plus à la milice qu'à l'exclusion des évéquesy déjà vaincus et en prison. Elles s'étaient hfttées de rédiger leur ordonnance, y avaient inséré les noms des lieutenants qui devaient com^ mander dans chaque comté y et en sollicitaient la prompte sanction. « Il me feut du temps y dit le » roi ; je répondrai à mon retour (*)• » Comme il revenait, après l'embarquement de la reine (^), un nouveau message le rejoignit sur la route , à Can^ torbéry (^) ; insistant plus vivement encore. Il apprit en même temps que les communes s'opposaient au départ de son fils Charles , prince de Galles, qu'il avait mandé à Greenwich, voulant l'emmener avec lui dans le Nord; qu'elles poursuivaient le procureur général Herbert pour avoir obéi à ses ordres en accusant les cinq membres i enfin qu'elles avaient intercepté et ouvert une lettre de lord Digby à la reine. Tant de méfiance, après tant de concessions , l'offensa comme si les concessions eussent été sincères. II traita les mes* sagers avec beaucoup d'humeur, sans rien décider pourtant (*). Arrivé à Greenwich {% il y trouva

(») PaH. Hisi.y t. H, col. 4083-1085, 1091, 1097.

(2) Il eul lieu le 23 février.

(3) Le 25 février 1642.

{*) Mémoires ôe ClarendoQ^ 1. 1, p. 153-156, daas ma CoU^Uon. (5) Le 26 février.

26S RÉVOLUTIOIN l)'ANGJ.ETEnRE.

le prince, que son gouverneur le marquis de Herlfordy malgré la défense des communes, s^était empressé de lui amener. Alors enfin , tranquille sur sa femme et ses enfants , il envoya aux chambres sa réponse (*) : il leur offrait de confier la milice aux commandants qu'elles avaient désignés, mais en conservant le droit de les révoquer, et en exceptant de celte mesure les principales villes du royaume , où la milice devait rester sous Tempire de leurs chartes et des anciennes lois ; puis , sans rien attendre, il partit pour York, voyageant avec lenteur. A Théobalds, douze commissaires des chambres le rejoignirent (*) :.en recevant sa réponse elles avaient voté que c'était un refus positif, que, s'il persistait, elles disposeraient de la milice sans son aveu , et que son retour à Londres pouvait seul prévenir les maux dont le royaume était menacé. Le ton du message était rude* comme si les chambres avaient voulu laisser voir qu*elles sentaient leur force et ne craindraient pas d'en user : « Je suis si étonné, dit le roi, que je ne » sais comment vous répondre; vous parlez de >; craintes et de méfiances; mettez la main sur

(<) En date du 28 février. Rushworth, part. 3, t. I , p. S2l, — Mémoires de Clarendon , 1. 1, p. 156-160, (2) Lel" mars 1642.

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