‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 100 sur 150 · U INCERTITUDE SUR LES · texte numérisé non relu

U INCERTITUDE SUR LES

Proteoleiir, àe\j\ classes dltomtoes, sraon deux partis, étaient en présence dans le Parlement ; d'anciens partisans de la Monarchie qui n'aiaient accepté la Képublique qn'â contre-cceur et par nécessité, et des répu^ blicain* fatigués, mais non convertis, qui n'acceptaient le retour à la Monarchie que par la même cause et avec le même déplaisir. Sur cbftque question , ces deux tendances se manifestaient et se contrariaient , tes une préoccupés de sauver du moins quelques débris de la République qui faisait naufrage, les autres emiNressâs à saisircette occasion de rendre au pouvoir monarcbiqu* toute sa force et son action. Ceux d'entre eux, d'ailleurs, ({ui avaient pria, aux violences et aux spoliations répu> blicaines, une part active, s'inquiétaient déjà des cottséquencesque la réaction monarchique pouvait amener, et réelamaient, à chaque pas, pour leur pers<mDe ou pour leur fortune, d'efficaces garanties. Ainsi compliqué et échauffé , ce débat remplit, du 23 au 30 avril , cinq longues séances , dont la dernière dura de huit heure» du matin à huit heures et demie du soir, sans ajournement même pour aller dtner, a ce que je n'avaifl a encore jamais vu , n dit Thomas Burton dans son journal *.

Cromvrell était encore plus préoccupé et plus actif que la Chambre : indépendamment de ses hésitations^ affectées ou réelles, il voulait que la question trônât es

t Burton, Diarj(. l. II, p. 33-94; — J oumaU of the Houie of cornant, i. VU, p. SSB-i^.

INTENTIONS DE CROMWELL (avril-mai 1657). 315

longueur^ ineessamment exposée et débatttie devant le public^ soit pour le coitT&incre^ soit pour l'itiqttiétèr par la perspective de crises nouvelles ; puissant moyen de conviction dont les meneurs des révolutions excellent à se servir. Il fit imprimer et répandre le compte rendti de ses conférences avec les commissaires du Parlement ; les principaux Journaux publièrent les discours qu^H y avait tenus. Il attirait auprès de lui , sous mille pfé^ textes^ les officiers de Tarmée^ connus on obscurs, favo^ râbles ou contraires^ et il mettait tout en œuvre pour conquérir ou leur adhésion ou leur neutralité ; même avec ses plus intimes affldés, dont le concours n'étaH pas douteux , il prenait des soins assidus pour soutenir leur confiance et leur zèle : « Le Protecteur^ dit Whitec loclie^ conférait souvent de cette affaire^ et d'autres «r grandes affaires^ avec lord Broghill, Pierrepoint^ f âr Charles Wolseley, Thurloe, et moi-même ; il se a renfermait avec nous trois ou quatre heures en con* « versation particulière^ et personne alors n'était admis « chez lui. 11 était quelquefois très-gai^ et mettant de « côté sa grandeur^ il nous montrait une extrême a familiarité^ et par manière de divertissement^ il faisait (c des vers avec nous^ et il fallait que chacun s'y essayât. c< Ordlnah*ement ^ il faisait venir du tabac , des pipes a et une bougie, et il prenait lui-*même du tabac de « temps en temps ; ensuite il revenait à sa grande c< afTaire '. »

« Whitelocke, p. 656.

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