‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 103 sur 150 · OPPOSITION DES PARENTS · texte numérisé non relu

OPPOSITION DES PARENTS

saires du Parlement^ qui s'étaient rendus à son invitation^ que le jour suivant il recevrait la Chambre entière à Westminster^ dans la Chambre peinte^ et que là il donnerait sa réponse définitive à la Pétition. Le lieu désigné pour cette audience semblait indiquer que sa résolution d'être Roi était prise ; ordinairement^ il recevait le Parlement chez lui^ dans le palais de Whitehall; dans les grandes circonstances seulement^ pour Fouverture des sessions, ou lorsqu'il s'agissait de quelque événement grave, il se transportait à Westminster, dans la Chambre peinte, et de là il envoyait au Parlement un message pour l'inviter à se rendre auprès de lui. Mais, le 7 mai, vers onze heures du matin, au moment où la Chambre réunie attendait ce dernier avertissement, l'un des commissaires, Lenthall, vint annoncer que, le matin même, le Protecteur avait envoyé chercher dans la ville tous ceux d'entre eux qu'on avait pu trouver, pour leur exprimer son désir que l'audience de la Chambre fût remise au lendemain , et que les commissaires seuls se rendissent auprès de lui, le soir même, à cinq heures, car il avait à les entretenir. En se promenant la veille dans le parc de Saint-James, Cromwell avait rencontré Desborough, et soit qu'il eût nettement déclaré ou seulement laissé entrevoir son parti pris d'accepter la couronne, Desborough, de jour en jour plus vif dans son opposition, lui avait déclaré à son tour qu'il regardait sa cause et sa famille comme perdues, et que, tout décidé qu'il était à ne rien faire contre lui, jamais en revanche il ne ferait plus rien pour lui, sur quoi ils se séparèrent.

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