‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 123 sur 150 · MÉCONTENTEMENT ET PLAINTES · texte numérisé non relu

MÉCONTENTEMENT ET PLAINTES

montrer combien il était loin de Tdoii* te pain aliglai^. L'humeur des chefs^ et dé Cromwell Itd-mêiiie, te joignit à celle des soldats; la camt^agne se prôlong^èdt sans que les promesses spéciales du iraité, c'est-à-dire les sièges de Gravelines, Mardyke et Dunkerqtie fusant accomplis ou seulement tentés ; on eitiployait le corps auxiliaire anglais dans rintérieur du pays, à des expéditions ou devant des places qui n'intéressaient que la cour de France, et où le succès même était pôuf PAngléterre sans résultat. Lockhart réclamait et se plaignait eriVàin; Cromwell lui écrivit* : «Je n'ai aucuti doute âur Vôtre zële <c et votre habileté pdiir notre service dans dette grande a affaire; mais je suis très-blessé de voir (combien les « Français y sont moins sincères et moins efficaces que « nous; d'autant plus blessé que, km de réstei" en at- « rière, nous avons été au delà des stipulations de notre « traité. Nous n'avons jamais été assez badauds pour « croire que les intérêts des Français et lés nôtres sea raient les mêmes en toutes choses; mais, quand il a s'agissait de lutter cotitre léé Espagnols, de tous temps a les plus implacables ennetnis de la France, nous iië « nous attendions certes pas, éri faisant notre traité, aux « mécomptes que nous éprotivons. Dire qu'on nous don- « nera des places dans l'intérieur des terres, comme ce garantie de la conduite future, et parler de ce qù^on a fera ianû la campagne prochaine^ ce sont des paroles « bonnes pour des enfants. Si on veut nous donner des

* Le 31 août 1657.

Page 1