DE SA FAMILLE
^romwell; une intimité sans bruit^ mais point complètement ignorée; on lui attribuait des enfants naturels; et les inquiétudes conjugales de lady Elisabeth étaient si viveiô que la reine Christine de Suède dont, après son abdication, on annonça un \oyage à Londres, en fut elle-ihême l'objet. C'était sur ses enfants, plutôt que sur sa femme, que le Protecteur comptait pour le succès dé sa cour. ïl appela à Londres son fils Richard, et te ât nomnièi" membre du Parlement, conseiller pri\é, chancelier de Ftlniversité d'Oxfôrd. Son gendre, John Clàypole, était un homme de mœurs aristocratiques et de plaisirs élégants, Bé, comme tlichard lui-même, avec beaucoup dé Cavaliers. Après le mariage de ses deux dernières filles avec lord Faulconbridge et M. Rich, Cromwell avait ainsi autour de lui quatre ménages jeunes, riches, empressés a jouir et à faire jouir ceux qui les approchaient de Féclat de leur sort. Il avait luimême le goût du mouvement social, des réunions brillantes, surtout de la musique dont il prenait plaisir à attirer les artistes et à entendre les concerts. Sa cour dé vint, autour de ses filles, nombreuse et animée. Une seule d'entre elles, la veuve d'freton, dévenue lady Fleétwood, républicaine ardente et austère, prenait peu de part à ces fêtes, et déplorait l'entraînement monarchique et mondain qui prévalait dans la maison comme dans la politique du Protecteur ^
* Matk Noble, Meniotrè oftHt Prbtetftoral Bouie, 1. 1, p. 124-lâ8, Iô9-163> 136; t. II, p. 876-878 j—CArljle» CremweWs Lettérs cmd Speeches, t. I, p. 421-431 ; t. II, p. 10, 131, 241.