‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 127 sur 150 · CROMWELL DANS L'INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

CROMWELL DANS L'INTÉRIEUR

Au milieu des soucis de son gouvernement, Cromwell jouissait avec quelque orgueil de cette prospérité domestique. Les afflictions de famille ne lui avaient pas été tout à fait épargnées. En juillet 1648, pendant le cours de la guerre civile, il avait perdu Tainé de ses flls, jçune capitaine de dix-neuf ans, qui portait aussi le nom d'Olivier, et qui fut tué dans une affaire contre les Écossais. On ne rencontre, pendant dix ans après sa mort, aucun souvenir de ce jeune homme; mais en 1658, la fidélité de Tamour paternel éclate dans le cœur de Cromwell malade; en entendant lire un passage de l'Épilre de saint Paul aux Philippiens, «Ce texte, dit-il, m'a « sauvé une fois la vie, quand mon fils aîné, mon pauvre « Olivier, fut tué, ce qui me perça le cœur comme un poi- « gnard. » En 1654, Cromwell perdit aussi sa mère, Elisabeth Stewart, femme de sens et de vertu, à laquelle il n'avait jamais cessé de porter et de témoigner un grand . respect. Elle se méfiait de la fortune de son fils, et ne s'y associait qu'avec un sçntiment de' modestie et de regret. Il eut quelque peine à la décidera venir habiter Whitehall; elle vivait dans une inquiétude permanente, s'attendant toujours à quelque catastrophe, et s'écriant, toutes les fois qu'elle entendait un coup de feu :« On a tiré « sur mon fils! » A sa mort, elle manifesta le désir d'être enseveUe sans pompe et dans une petite égUse ; mais Cromwell lui fit faire, dans la chapelle de Henri \II de l'abbaye de Westminster, des obsèques magnifiques. Pendant quatre ans, de 1654 à 1658, aucune épreuve ne l'atteignit dans sa famille ; elle brillait et prospérait

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