MALADIE DE CROMWELL
tait quelque atteinte gênante pour ses afiRaires^ il s'en impatientait et sommait ses médecins de le remettre^ à tout prix^ sur pied. Au moment où le danger de lady Claypole éclata^ il souffrait d'une attaque de goutte; donnant audience le 30 juillet à l'ambassadeur de Hollande^ Nieuport y il se sentit û mal à l'aise qu'il cessa Pentretien et renvoya l'ambassadeur à la semaine suivante. Trois jours auparavant, Thurloe écrivait à Henri CromifreU^ : « Son Altesse reste si assidûment à Hampa toncourt, auprès de lady Elisabeth malade, que, a depuis quinze jours, on a fait bien peu, ou plutôt rien a du tout , pour les affaires publiques. » Après la mort de lady Claypole, le Protecteur fit effort pour reprendre ses travaux; il tint son conseil; il passa quelques troupes en revue ; il termina une négociation commerciale avec la Suède; il s'inquiéta de l'arrivée soudaine de Ludiow à Londres, et donna ordre à Fleetwood de s'assurer qu'il n'avait point de mauvais desseins. Mais* une fièvre intermittente se déclara, avec de violents accès ; il se mit au lit ; on le crut en grand danger. Vers le 20 août, la fièvre céda; il se leva et reprit ses habitudes. Le quaker George Fox , qu'il avait autorisé à compter toujours sur son bon accueil, vint à Hamptoncourt et demanda à le voir pour lui parler de quelques poursuites dont les quakers étaient l'objet : « Je le il trouvai, dit-il, se promenant à cheval, accompagné de « sa garde, dans le parc de Hamptoncourt ; je sentis en
* Le 27 juillet 1658.