DISLOCATION DU PARLEMENT BAREBONE
« avec le feu roi^ et puis yotre usurpation d'un pouvoir d exorbitant qui ont amené tous ces désordres, t— a Je ne m'attendais pas^ » reprit Cromv^ell^ a en vous a entendant souhaiter de voir vos paroles enregistrées a dans le ciel^ que vous diriez sur la terre un tel men- « songe ; saches bien que le jour où je serai pressé par a mes ennemis^ plus pressé que je ne Tai encore été^ ce o sera par vous que je commencerai à m'en défaire ; » et il le renvoya sans autre répression. Mais sa résolution était prise et^ dans son flme^ Tarrét du Parlement^ où de telles gens avaient tant d'influence^ était prononcé'.
Le hindi, 12 décembre 105.% les membres dévoués à Cromwell se rendirent à la Chambre plus tôt que de coutume. L'orateur, Francis Rouse, y arriva aussi de très-bonne heure, et dès qu'ils se virent en nombre, la séance fut ouverte. Les membres du parti réformateur, étonnés de cet empressement auquel ils ne savaient point de motif, et soupçonnant quelque secret dessein, envoyèrent de tous côtés des messagers pour faire venir en hâte leurs amis. Mais à peine les prières avaient été prononcées que le colonel Sydenham prit la parole : « 11 demandait, » dit-il, a la permission de se décharger a de certaines choses qu'il avait depuis longtemps sur a le cœur; il s'agissait, non pas seulement du bien-être c< de la République, mais de son existence même, o 11 attaqua avec violence les mesures du Parlement et la
* Thurloe, State-Papern, t. I, p. ft21 ;— Lndlow, Mémoires, t. II, p. 224, dans ma CnllcrUon.
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• JmmmU ofihe //, of C, t. VII, p. 363 ;•— -4.n eûcact relation, etc.j itiltiN HumprH'» TravtUt t. VI, p. 306-284 ;—Ludlow, Mémoires, t. II, l». y^4 VîlOj- 'i'rtWmm. UiëL, t. XX, p. 239-244;— Whitelocke, pi ft7(l I (^rumwplUana, p. 180 ;— Harris, Life ofCromwell, p. 331; — (Iwilwln, //m(i «/'lAdCummoHU'tfalt/i) t. III, p. 583-592.— Forster, NltilMiMi^H u/'l/t« (*ummuMU'0cill/)^ t. V, p. 216-222.
DU PARLEMENT BAREBONE (livi
Malgré leur 8uq)rise et leur trouble, les réformateurs se défendirent; l'un d'eus, prenant aussitôt la parole, traita de calomnies la plupart des assertions du colonel Sydenbam, énuméra les mesures utiles que le Parlement avait proposées ou déjà votées, vanta son désintéressement, son lèie pour le bien public, et protesta contre cette motion d'abdication volontaire dont les fatales conséquences étaient incalculables. D'autres membres parlèrent dans le même sens; quelques-uns dirent qu'ils avaient à proposer des moyens de conciliation qui satisferaient tous les partis. Le débat se prolongeait. Plusieurs des réformateurs qu'on avait envoyé cherclier étaient arrivés; l'issue devenait douteuse. L'orateur Rouse quitta brusquement son fauteuil et leva la séance. L'buissier prit la masse et, la portant devant lui, sortit avec lui de la salle. Quarante membres environ en Ûrent autant, et ils s'aclieminèrent tous ensemble vers Wldteliall. Trente ou trente-cinq membres restaient dans la salle, indif^nés et embarrassés; ils n'étaient pas en nombre compétent pour tenir une séance; vingt-sept seulement, Harrison était du nombre, persistaient à siéger et s'étaient mis en prières; deux officiers, le colonel Goffe et le major Wliite, entrèrent tout à coup et les engagèrent à se retirer : a Nous ne o nous retirerons pas, à moins que nous n'y soyons a contraints par la force. » Wliite tlt appeler un peloton de soldats ; la salle fut vidée, et des sentinelles placées aux portes en gardèrent les clefs".