‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 16 sur 150 · LES CONSPIRATEURS RÉPUBLICAINS · texte numérisé non relu

LES CONSPIRATEURS RÉPUBLICAINS

eux et lui randenne familiarité^ fermait lui-même la porte quand ils étaient entrés^ les faisait asseoir et couvrir devant lu^ témoignant son mépris pour l'étiquette et la pompe qu'ailleurs il était obligé de garder, et s'épanchant avec eux comme avec ses anciens et vrais amis. 11 aurait, leur disait-il, infiniment préféré au Protectorat un bâton de berger; rien n'était plus contraire à ses goûts que l'appareil de la grandeur; mais il voyait qu'il fallait, avant tout, empêcher la nation de tomber dans un extrême désordre et de devenir la proie de l'ennemi commun ; c'est pourquoi il se décidait à marcher quelque temps, c'était son expression, entre les vivants et les morts, en attendant que Dieu leur indi* quât sur quel terrain ils devaient s'établir, et toujours prêt à se décharger du lourd fardeau qui pesait sur lui, avec autant de joie qu'il éprouvait de peine à se courber sous ces apparences de dignité. 11 priait ensuite avec eux, remuant vivement les cœurs, et quel(|uefois ému lui-même jusqu'aux larmes. Les plus soupçonneux étaient ébranlés; les plus irrités lui savaient gré de sa confiance, et s'il ne parvenait pas à étouffer, dans le sein du parti, toute fermentation ennemie, il empécliait du moins qu'elle ne se répandit ou qu'elle n'éclatât, et il retenait la plupart de ces pieux enthousiastes engagés à son service ou bien embarra.ssés et inertes dans leur mauvaise humeur ^

< Thurloe, State-Paper$, t. II, p. 285, 304, 313, 414 ;— Burnet, Hist. ofhis own Timen, t. T, p. 72 rLondren, 1818^;— t. I, p. nrvWfi <lans ma Collection.

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