PROCES DE GERARD ET VOWELL. M
sunnes, quelques-unes considérables, furent arrêtées le lendemain et le surlendemain, comme iin{)Ii(|uées danx le complot. Mais Cromwell n'en fit renvoyer que trois, Gérard, Vowell et Somerset Fox, devant la liante Cour (le justice instituée pour en jnger les auteui*» '.
Somerset Fo\ s'avoua coupable et reconnut les fails, ce qui lui valut sa grâce. Gérard cl Vowell nièrent tout projet d'assassinat. Vowell demanda à èlre jugé par ses pairs, douze jurés, aux termes de la grande Charte maintenue, dit-il, par l'arlicle VI de l'Acte constitutionnel du Protectorat : u Nous sommes vos {tairs, lui dit lord Liste, président de la Cour, non pas vos sui>érieurs, mais vos égaux, et vous voyez bien que nous siégeons ici presque au nombre de deux fois douze, plus que vous ne demandez; nous allons procéder en vertu de l'ordormance qui nous a institués, » Glynn, l'un des juges, établit que cette ordonnance avait force de loi, et que dans l'ancien statut sur les cas de trahison, le mot rut, signifiant seulement chef supi'ème do l'Élal, comme on l'avait déjà décidé à pi-o|>os d'une reine, s'appliquait également à un loiïl Protecteur. Le pioi'ès fut conduit d'alUeui-s avec niodéraUon, quoique la iiulice tint dans la procédure beaucoup de place, et que l'un des priQcijjaux conjurés, le major Henshaw, ne fût pas traduit en justice, prol>ablemeot parce qu'il avait été le révélateur. Malgré les dénégationsdesaccusés, les preuves, aujoui'd'hui encore, paraissent pércmptoires. Ëvidenimeut Henshaw et Ge-
' I.el3juin 1654i— Sfobell, Aclionrf OrrfinoiifM, jmrl. II,p.311.