MONARCHIQUES. X
Un annonçait la composition de la maison royale ; Lamberd serait commandant en chef de l'armée et duc; Saint-John lord lréi^)rier, sir Antoine Àstiley Cooper lord chancelier, lord Say grand chambellan. La Cliambre des Pairs devait être rétabUe; Ions les pairs ctaient près de venir à Londres et de se soumettre au nouveau pouvoir. On reverrait bientôt les spectacles, les acteurs, les fêtes, et toutes choses recommenceraient à se passer gaiement et brillamment, comme autrefois. On disait même que le iH-ince de Condé avait fait proposer au Protecteur une alliance entre leurs deux maisons '.
De telles rumeurs, à coup sur, ne déi>laigaient [>oint à Cromwell; mais il n'avait garde de se laisser entraîne)* à leurs séductions; il était à cette heureuse époque d'ardem* et de prudence à la fois où le génie et la fortune, encore jeunes, des grands hommes se déploient sans enivrement et sans excès. En même temps qu'il relevait, sous un nom modeste, le trône où il voulait s'asseoir, il sentait le besoin de donner aux hommes du parti populaire , jusque-là le sien , des satisfactions ou des raisons suQisaoles pour les décider à le suivre dans une si complète évolution, et puisqu'il venait de se brouiller avec les réformahîurs aveugles, c'étjût à lui de taire les réfM'mes qu'appelait réellement le vœu public et qu'admettait le Imn fens. Il accompUt rapidement et avec mesure plusieurs de celles dont le Long Parlement
Thurloe, Staie-Paptri, t. I, p. 045; (. U, |i. i,S;—Fot aftheCommontotallh, t. V, p. 231.