‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 25 sur 150 · UNION DE L'ECOSSE ET DE · texte numérisé non relu

UNION DE L'ECOSSE ET DE

Charles II, vint essayer de lui donner, au iiom du roi, la consistance et Fensemble qui, jusques-là, lui avaient manqué. A peine proclamé Protecteur, Cromw^ell prit contre ces périls naissants des mesures décisives; il fit partir pour l'Irlande son second fils Henri, jeune homme intelligent, mesuré et résolu, et pour TÉcosse Honk qu'elle connaissait déjà comme son vainqueur. L'un et l'autre réussirent dans leur mission : Henri Cromwell, à Dublin, raffermit les amis du Protecteur, ramena les incertains, intimidales malveillants, embarrassa Ludloi¥ lui-même par ses conversations à la fois fermes et caressantes, et revint à Londres au bout de quelques semaines, laissant son beau-frère Fleetwood en paisible possession du pouvoir. Monk, avec son audace aussi prompte que froide, porta la guerre au cœur même des montagnes d'Ecosse, y établit ses quartiers, poursuivit les insurgés dans leurs plus âpres retraites, battit Middleton, le contraignit à se rembarquer pour le continent, et, rentré à Edimbourg après quatre mois de campagne*, il recommença à gouverner sans passion et sans bruit le pays qu'il avait soumis deux fois. Crorawell avait compté d'avance sur ce succès, car dès le 12 avril 165^, au moment màne où il envoyait Monk contre les insurgés écossais, il avait, par une ordonnance souveraine, incorporé l'Ecosse à l'Angleterre , aboli dans l'ancien royaume des Stuart toute juridiction monarcbique ou féodale, et déterminé quelle place occu-

1 A la fin d'août 1654.

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