DE LA RÉPUBLIQUE
ponse qu'il me fit sur ce que je lui dis que le roi était très-porté à raccommodement des deux nations^ fut^ qu'une juste ^erre valait mieux qu'une mauvaise paix (justum bellum prœslabal iniquâpace) K »Deux mois plus tard^ la froideur et la réserve étaient encore plus grandes : a Depuis quelque temps^ écrivait Bordeaux^ M. Cromwell m'a fait dire^ par le maître des cérémonies^ qu'il me priait de ne plus m'adresser à lui pour affaires^ quoique cela m'est arrivé seulement deux fois; et m'ayant même évité en quelques rencontres, je n'ai pu l'entretenir, et il m'a fallu, par tierces personnes, insinuer les raisons qui doivent obliger l'Angleterre à rechercher l'amitié de la France, puisque Sa Majesté y procède avec sincérité, et qu'elle se veut porter à tout ce que la bienséance permettra pour les en assurer *. » En présence d'un parlement fanatique et subalterne, et au sein de cette république défaillante, en proie aux conflits des pouvoirs divers et des préjugés populaires , aucune politique décidée et conséquente ne pouvait être adoptée ; |)ei*sonne, pas même Cromwell, ne se sentait assez fort pour prendre hautement la responsabilité d'un grand acte ou la poursuite d'un grand dessein '.
1 Bordeaux à Briennef le 7 août 1653; Archives des Affaires étran' gères de France.
* Bordeaux à Briennef le 23 octobre 1653; Archives des Affaires étrangères de France,
* Gumble, Vie deMonk, p. 59-64; — Le Clerc, Histoire des Provinces-Unies, t. II, p. 334;— Brandt, Vie de Ruyter, p. 38-4)2;—