AVEC L'ESPAGNE ET LA FRANCE
Henri^ ses intimes af&dés travaillaient à faire compren* dre^ à Lambert et aux officiers prévenus, les dangers d'une rupture définitive avec la France et les avantages que son alliance pouvait offrir. L'ambassadeur d'Espagne avait quelquefois vent de ce travail^indice des sentiments cachés de Cromwell, a et il faisait alors, dit Bordeaux, de grandes imprécations contre ce régime, souhaitant que le roi son maître et le roi de France se délivrassent, par un accommodement, de toutes les bassesses que la jalousie les obligeait, l'un et l'autre, de faire i M. le Protecteur pour l'attirer dans leurs intérêts. » Mais Cromwell, qui n'était point pressé d'éclater, dissipait aisément l'humeur de CardeAas et de Bordeaux en leur faisant entrevoir tour à tour l'espoir de ses préférences. Il répondit à leurs propositions en leur déclarant les siennes. A l'Espagne, outre la somme de cinquante mille écus par mois que Cardeâas lui avait offerts, il demanda la libre navigation dans les Indes occidentales et l'assurance que les négociants anglais pourraient pratiquer librement leur religion en Espagne, à l'abri de toute poursuite de Tlnquisition et en se servant de la Bible anglaise et autres livres religieux selon leur foi. De la France, il voulait obtenir, d'abord quatre millions, puis deux millions au moins de livres par an, la remise d'une grande place maritime, de Brest par exemple, eu attendant que Dunkerque fût pris, l'expulsion des Stuart et d'un certain nombre de royalistes dont il donnait les ' noms, enfin des engagements pour la liberté de conscience et la sécurité des protestants français. Cardenas