L'EXPULSION DU LONG PARLEMENT. M
Dans la Cité de Londres^ quelques aldermen hasardèrent une pétition « à S. E. le lord général^ pour le a prier de permettre que le Parlement reprît ses séances a et fût admis à se dissoudre légalement lui-même. » Mais aussitôt une contre-pétition vint aussi de la Cité^ accusant les aldermen qui avaient signé la première u de n'avoir pas oublié la monarchie^ » et disant à Cromwell : « Nous vous demandons humblement de ne «c point regarder en arrière, et de marcher hardiment a pour accomplir ce que le Seigneur et ses fidèles, et a cette pauvre nation languissante attendent de vous, <« comme vous l'avez souvent promis*. »
C'était aussi le désir et l'instinct de Cromwell de marcher hardiment; mais dès Iç lendemain de cette victoire si facile, et (quoique aucune résistance n'éclatât, les obstacles apparurent. Les grandes justices de Dieu sont toujours mêlées de grandes rigueurs, et souvent exercées par des mains qui ne commandent ni la confiance ni le respect. Quand il tomt)a, le Long Parlement avait mérité son sort; il avait tantôt mal compris, tantôt violé lui-même ses principes; il avait pris pour des droits les mauvaises nécessités créées par ses fautes; il s'était montré également incapable de gouverner et de laisser gouverner. Pourtant, il comptait dans ses rangs des hommes d'un esprit et d'une vertu rares, qui con-
Cromwellia^ia, p. 121-124 ; — Ludlow, Mémoires, t. II, p. 210; — Gumble, Vie de Monk (Londres , 1672) , p. 71 ; ^Robert Wale^ p. 244-249.
> Crown elliana, p. 124 ; — Whitelooke, p. 557.