‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 46 sur 150 · LÉGALE · texte numérisé non relu

LÉGALE

Us la soutinrent*, Maynard surtout, avec tant de vigueur, que Cromweil prit Talarmc; ce n'était rien moins que la dénégation absolue du droit légal de son pouvoir, et si Cony eût été acquitté, tout autre Anglais eût pu, en vertu des mêmes principes, refuser le payement de tout impôt. Le lendemain de la plaidoirie , Haynard et ses deux confrères furent mis à la Tour pour avoir tenu un langage destructif du gouvernement» La violence était grande; elle fut insufflsante; Cony ne renonça point ; il parut sans avocat devant la Cour, et se défendit si bien lui-même (|oe le juge RoUes, embarrassé et ne sachant comment couvrir le déshonneur de larrét qu'on lui demandait, ne prononça point et remit la cause au terme suivant, bôseant Cromweil inquiet et Cony en prison ^

Ce n'était pas la première marque de scrupule et d'indépendance que RoUes donnait au Protecteur. Appelé, un mois auparavant, à présider les assises d'Exeter, où Penruddock et les insurgés de louest devaient être jugés, il s'y était refusé disant qu'après la manière dont les accusés l'avaient traité à Salisbury, son jugement serait suspect. De tels ménagements ne convenaient pas à Cromweil; Rolles fut écarté de la Cour % et Glynn,

i Le 17 tnfti 1655.

* Ludlow, Mémoires, t. II, p. 293-296 ;— Heath, Chronicle, p. 691; —The Life of Oliver CromweU (5*' édit. Londres, 1743 , p. 317-319; — Clarendon, H«<. of the UehelUon, 1. xv, c. 150; — Oodwin, Hist» of ihe CofMmonwealth, t. IV, p. 175-161.

» Le 7 juin 1655.

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