CROMWELL ÉTABLIT LE RÉGIME
docilement les volontés du Protecteur; parmi ses conseillers habituels, quelques-uns, par esprit de corps ou par prudence, s'en défendirent aussi quelquefois. En avril 1655, il voulut faire mettre en vigueur Fordonnance qu'il avait rendue, en août 1654, pour la réforme de la Cour de chancellerie, et dont le Parlement naguère dissous avait suspendu l'exécution. Deux des commissaires du grand sceau, Whitelocke et Widdrington, refusèrent d'y concourir, donnant pour leur résistance des motifs qui niaient implicitement le droit du Protecteur à changer ainsi les lois de sa seule autorité. Cromwell prit d'abord patience, et laissa aux deux opposants du temps pour réfléchir sur leur refus ; quand il vit qu'ils y persistaient, il les destitua et mit le grand sceau en d'autres mains. Mais il ne croyait guère à la résistance de Whitelocke ou de Widdrington et ne voulait pas perdre leurs services; quelques jours après, il les nomma l'un et l'autre commissaires de la trésorerie, avec un traitement égal à celui qu'ils avaient comme commissaires du grand sceau; ménagement dédaigneux que Whitelocke, dans ses Mémoires, attribue « au bon naturel du Protecteur et au regret qu'il avait « de nous avoir traités durement, Widdrington et moi, ^ à cause de notre attachement à cette liberté de con- « science qu'il regardait lui-même comme le droit de « chacun *. »
* Whitelocke, p. 621-627; — Biographia Britannica, art. Haie, t. IV, p. 2477;— Thurloe, State-Papers, t. III, p. 359, 360, 385 ;— Ludlow, Mémoires, t. II, p. 861; — Godwin, HisU ûf thê CûfMnon-
DES MAJORS (iÊNKRArX voit HWS) |:W
SiCromweU n'avait eu à surnionlor que len insnrnvlions de Rocbester et les résistances deWIiiU'IfK'ko, mi tâche eût été facile ; mais, au milieu de ses sunvs, il était en présence des deux plus grandes difficultés de gouTemementy un revenu public trop faible et une armée ébranlée. Malgré l'assurance de son langage en dissolvant le dernier Parlement^ il n*owiit pas niellri) lui-même^ et lui seid, sur le pays tout entier, des taxes tout à fait nouvelles ; c'était nss4*z de |H'r|N*tuer, di* son autorité^ celles qui existaient déjà. Kt quoique larniéo lui fût^ en niasse^ soumise et fidèle, il n'ignorait pan que les anabaptistes, les s<>ctain*s de la cinquieitie monarchie et les républiaiins méeonti'nts y élaii'ul iioinbreux et actifs. Il lui faiblit ali«wi|ijrnent et plu* Ant gent et d'autres Rddats ; ee qu'il «'n ;nait ii<' »iiffi»;Hl pas aux besoins de f^tti |K;u>oJr.
Ce fut à un actediniquit/; et dr Iw^ujoi^' itMAttiton • naire qu'il demanda a' q'U loi m'fnqii^id : f>l t^n^ U' ^ice de sa 5ituali^»n qî:<r v»n ►'• f»i*' w ««jt ito i^n $u u de mifijx.
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