‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 50 sur 150 · J3 RÉGIME · texte numérisé non relu

J3 RÉGIME

le parti royaliste tout entier; les une, comme des conspirateurs en permanence ; les autres, à ciiuse de leur hostilité incurable et de leur conniTence cachée avec les conspirateurs. Puisqu'ils n'avaient sincèrement accepté ni leur défaite, ni le régime nouveau, ni l'amnistie dont ils avaient été l'objet, puisqu'ils faisaient planer sans cesse sur l'Etat de nouveaux périls, c'était à eu\ à payer les frais des mesures nécessaires pour le défendre. Ils furent tous mis hors de la loi commune et assujettis à une taxe annuelle du dixième de leur revenu. Ceux-là seulement dont le revenu en hiens-fonds ne s'élevait pas à cent livres sterling, ou dont les propriétés mobihères n'atteignaient pas une valeur de quinze cents livres sterling, en furent exceptés.

I^es instructions données en même temps aux majors généraux leur prescrivirent de répandre dans tout !e pays le manifeste du Protecteur, de s'entourer, dans chaque comté, de commissaires sûrs, et de procéder immédiatement, avec leur concours, à l'évaluation des revenus des royalistes et à la perception de la taxe. Ils étaient en outre investis, sur les personnes, des pouvoirs les plus étendus; ils pouvaient les désarmer, les arrêter, en exiger caution, non-seulement pour eux-mêmes, mais pour leurs enfants et leurs serviteurs, et les astreindre à comparaître, de temps en temps, devant un agent délégué à cet effet. Un registre général de toutes les personnes ainsi surveillées dans chaque tomté devait être tenu à Londres, et aucune d'elles ne {lOiiVLiit y venir sans donner, à ce bureau, connaissance

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