BLAKE DEVANT
Il se présenta d'abord devant Livourne, et IBlt demander au grand-duc de Toscane, d'une part, des indemnités pour les prises faites en 1650 par le prince Robert sur des négociants anglais, et qui avaient été vendues dans les ports de Toscane ; de Tautre, le droit, pour les protestants anglais , d'avoir à Florence une
église et d'y pratiquer librement leur culte. L'alarme
se répandit sur toute la côte de l'Italie; des prises avaient aussi été vendues dans les États romains, et le grandduc de Toscane rejetait sur le pape une portion des indemnités réclamées. Sur cet avis Blake envoya un officier à Rome pour demander aussi réparation. L'eifroi y fut tel que beaucoup de personnes quittèrent la ville, emportant ou cachant leurs effets précieux, et que le pape fit aussi transporter à l'intérieur le trésor déposé dans la cathédrale de Lorette, craignant un débarquement et un coup de main des arrogants hérétiques anglais. Blake n'était ni pillard, ni inditTérent aux règles et aux procédés du droit des gens; il insista péremptoirement sur les indemnités qu'il avait réclamées, mais sans coipmettre aucun acte de violence. On négocia sur le montant des réclamations. Blake demandait 150,000 livres sterling; le grand-duc de Toscane en donna 60,000, et le pape y ajouta 20,000 pistoles^ Quant à la liberté du
locke, p. Q09;— Robert Blake, p. 272-276 ;—Clarendon , State-Por pers, t. III» p. 269 ;-^Histoire des ducs de Guise, par le marquid René de Bouille, t. IV, p. 484-490 ; — {Documents historiques, n® XIIj Archives de Simancas; — Archives des Affaires étrangères de France).
^ La pistole romaine vaut aujourd'hui 17 fr. 28 cent.