‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 84 sur 150 · S56 CENT DEUX MEMBRES SONT EXCLUS · texte numérisé non relu

S56 CENT DEUX MEMBRES SONT EXCLUS

son certificat d'admission; la plupart le présentèrent; d'autres ne l'avaient pas et ne purent entrer. La surprise et la rumeur furent grandes. Quel était donc ce certificat exigé? Qui le donnait ou le refusait^ et de quel droit? On ne tarda pas à comprendre : la pièce demandée portait : « Ceci est pour attester que, d'après les procçs- « verbaux d'élection. M.... est élu l'un des chevaliers a appelés à servir pour le comté de .... dans le présent « Parlement, et qu'il est approuvé par le conseil de « Son Altesse. — Signé Nathaniel Taylor, greffier de la a République en chancellerie. » Environ trois cents membres étaient munis de cette attestation; cent deux ne l'avaient pas fournie et se trouvaient exclus du Parlement*.

Le lendemain 18 septembre, la Chambre était en séance; elle venait de choisir sir Thomas Widdrington pour son orateur et commençait ses travaux ; une lettre lui fut remise, signée de soixante-cinq personnes et « portant : a Nous dont les noms sont ici souscrits, et « d'autres encore, avons été élus et envoyés pour servir a avec vous dans ce Parlement ; afin de nous acquitter tt de notre mission, nous nous sommes présentés à la a Chambre ; nous avons été, à la porte du vestibule, « repoussés par des soldats. Ne voulant pas manquer à a notre devoir envers vous et notre pays, nous avons « jugé convenable de vous informer de ce fait, pour

* ParJ. Hist., i. XXÎ, p. 24;— Carlyle, CromiceJVs Letters and Speeches, t. II, p, 4H3.

DU PARLEMENT ;17 skpt. 1656). 257

« quïl soit communiqué à la Chambre et qiie nous puis* « sions y être admis ^ . n

A la lecture de cette letti*e^ la Chambre ordonna que le greffier de la République en chancellerie aurait à paraître le lendemain devant elle^ apportant les procèsverbaux d'élection de tous les chevaliei^s^ citoyens et bourgeois appelés à servir dans ce Parlement. Quand cet ordre arriva chez le greffier^ il n'était pas à Londres ; son suppléant se présenta devant la Chambre avec tous les procès-yerbaux des élections ; on lut les noms des signataires de la lettre^ en demandant^ pour chacun A'ewn, au greffier si un tel avait en effet été élu dans le lieu désigné; pour tous^ la réponse fut affirmative ; une vive agitation régnait dans la salle ; les membres allaient et venaient^ s'arrétant les uns les autres, se formant en groupes, parlant et questionnant péle-méle ; l'orateur les rappela à l'ordre ; tant qu'un étranger était dans la salle^ ditril, tout membre devait rester à sa place, tranquille et silencieux. On vint annoncer que le greffier de la République, de retour à Londres, était à la porte ; il entra ; on lui demanda comment il se faisait que diverses personnes qui^ d'après les procès-verbaux, paraissaient bien et dûment élues, ne vinssent pas siéger dans la Chambre; il répondit qu'il avait reçu, du Conseil de Son Altesse, l'ordre de ne délivrer de certificat d'élection qu'aux personnes qui lui seraient désignées comme ayant été approuvées par le Conseil L'ordre fut

» JoumaU ofthe House of commonSt l. VII, p. 1*2J.

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