‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 93 sur 150 · PREMIÈRE OUVERTURE DANS LE PARLEMENT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OUVERTURE DANS LE PARLEMENT

grand soulèvenient de» Cavaliers^ une invasion de Charles Stuart et des Espagnols. Sincère on afitectée, rémotion fut profonde; on vota un service solennel dans les trois royaumes pour rendre grâces à Dieu de h découverte du complot ; on proposa la nomination d'nii comité chargé d'aller demander au l*rolecteur quel jour il lui plairait de recevoir la Chambre et d'entendre l'expression de ses sentiments : « J'y voudrais ajouter « quelque chose, » dit un membre obscur, M. Ashe, « quelque chose qui serait très-efflcace pour le salut de «S. A. et de nous-mêmes, et pour mettre On à tous « ces projets de nos ennemis ; ce serait que S. A. voulût « bien se cimrger du gouvernement selon notre ancienne « constitution ; alors nos libertés et notre repos, la suit reté et les privilèges de S. A. seraient établis sur de « solides fondements. » L'émotion fit place à une ru* ' meur violente : « le ne comprends pas, » dit M. Robin* son, « ce que signifie cette motion qui parle d'une « ancienne constitution, et je ne vois pas comment noud « pourrions la discuter ; l'ancienne constitution, c'est « Charles Stuart; j'espère que nous n'allons pas le « rappeler. »-** a Le membre qui vient de faire cette 0 motion, » dit M. Hlghland, « était jadis un de ceux qui « travaillaient à détruire ce que ntaintenant il voudrait cf rétablir; un roi, des tords et des conimunes, c'était la a cette ancienne constitution que nous avons renversée a en prodiguant nôtre sang et nos trésors. Voulez-vous a faire de milord Protecteur k plvis grand hypocrite en « le faisant asseoir sur ce trône contre leqttd Dieu a

POUR FAIRE CKOMWKLL KOI (ianvier 1657;. 383

« suttisaminent rendu témoignage? Vous proposez^vous « de relever ce gouvernement royal qui^ pendant « mille ans^ a persécuté le peuple de Dieu ? En attendez- « vous mieux désormais? Quel crime qu'une telle mo- « tion ! Est-ce sur cela que vous ordonnerez un jour a d'actions de grâces l Qu'elle disparaisse^ qu'elle n)eure^ « car elle est abominable! Je vous en copjure^ que « jamais cette idée ne prenne pied id, parmi nous\ d

Attaquée avec cette véhémence^ la motion de M. Aslie fut défendue auss)^ mais un peu timidement et avec embarras. On unit par la laisser tomber comme intem* pestive^ sans la rejeter, et par une sorte de consentement général : « Je n'ai jamais vu^ » dit Thomas Burlon^ m un débat si chaud s'o?anouir d'une façon si ângu- « lière, comme un feu follet *. »

Ce n'était pourtant pas la première fois que la Cliamhre entendait de telles paroles ; quelque temps auparavant, le colonel William Jephson^ on ne sait plus à quelle occasion^ avait nettement proposé de faire Ci*omweli rci ; mais sa proposition^ à peine écoutée^ était tombée sans brait. Comme il dinait peu après à WhitehaU^ Gromwell Ten réprimanda doucement, lui disant qu'il ne concevait pas quelle était son idée en faisant une propositicN) semblable : « Tant que je siégerai dans celte

* Journals ofthe H. of comm., t. VII, p. 481; — Burton, Diary, t. I, p. 354, 356-364;— Clarendon, State^Papers, t. III, p. 325;— Thurloe, State-Petpers, t. V, p. 777; — State^Triah, t. V, eoh 842-

* Burton, Diary , 1. 1, p. 366,

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