CHAPITRE PREMIER
Monstres qui jetiez dans les fers Et les vertus et la morale, Qui de l'hydre triumvirale Servîtes les projets pervers, Allez au fond du sombre repaire, Allez cacher tous vos forfaits :
La nature abhorre à jamais L'enfant qui veut tuer sa mère, (bis)
Les citoyens de Bourg au représentant
Favori de la liberté,
Toi qui viens essuyer nos larmes,
Tu fais succéder aux alarmes
La paix et la sécurité.
Reçois pour couronne civique
Nos vœux, nos bénédictions.
Mort aux tyrans, mort aux fripons 1
Vive à jamais la République ! (bis) (i).
La Société populaire, entraînée par Pélan général, et tenant à plaire au nouveau maître par son adhésion au gouvernement thermidorien, rédige, le soir même, la pompeuse catilinaire qu'on va lire:
Adresse à la Convention nationale^ adoptée à l'unanimité par la Société populaire de la ville de Bourg, le 20 thermidor an 2 et envoyée le lendemain.
Représentans du peuple,
Catilina entouré d'assassins , d'incendiaires et d'intri- ;ans, comptant sur la milice de Sylla, méditait la ruine
(i ) Couplets sur l'arrivée du Représentant du peuple Boisset à Bourg. 'lemicrc chanson d'un recueil de 40 p. in-8, sans titre ni lieu d'imprcsion.