‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 150 sur 254 · Tome V. i · texte numérisé non relu

Tome V. i

de Rome, celle du Sénat, la perte des gens de bien et Foppression du peuple.

Des coupes de sang, bues à la ronde , avaient scellé entre les conjurés et lui cet horrible complot, crime énorme 1 si celui qu'ils ourdissaient ne l'eût surpassé.

Les conspirateurs assis au Sénat s'étaient distribué Rome et les provinces ; leurs agens y avaient marqué les victimes et la proie ; les espions veillaient partout, le fer brillait ; les torches s'allumèrent. Tout était prêt enfin et la république touchait à sa dernière heure, lorsque Cicéron attaqua le monstre face à face et lui arracha le masque de la probité.

Catilina sortit en s'écriant qu'il ne périrait pas seul et se retira parmi les conjurés.

Un décret immortel le déclara aussitôt ennemi de la patrie, et ses complices périrent sous la hache des licteurs. Le conspirateur combattit et échappa par une mort trop glorieuse à la vindicte publique.

Cicéron, ayant compté et qualifié au Sénat les satellites du tyran, dit aux Romains : Quoique le traître périsse, vous n'avez rien fait si les complices restent ; c'est un séminaire de Catilinas.

Rome sauvée proclama Cicéron et les sénateurs pères de la patrie, et l'on n'entendit plus que le cri : D'autres consuls ont reculé nos frontières par des victoires ; ceuxci ont sauvé l'Etat 1

Législateurs français ! dans ce tableau fidèle et rapide reconnaissez les crimes de Robespierre et ses agens, vos périls, le courage éloquent de vos orateurs, votre vertueuse fermeté, vos devoirs, vos vœux et l'expression de vos, sentimens.

Vive la République ! Vive la Convention nationale ! Hon-

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