CHAPITRE PREMIEIV
La probito yé la zeusteça
Vont anfin reviindr' an chu lieu ;
L'ipocresi' é la meleça
An sin decampo avoué yeu.
Brovo Bràyssan, fran patriote Que cheu bregan ont ai^oro, Rezuissé-vo, tui sin-quelote, Baissé vin de lous infroumo.
Viv' à zamai la repeubliqua Seu defanseu, la libarto ; Baissé va terasso la cliqua Quedimando larouyoto.
Brovo Baissé ^ nutron bon paira, Qu' é venu pe no se'couri, T é nutron anze tutelaira ; Sin té, no falive meuri.
No graverin din la mimoire De tui neutr pitios éfan Teu vartu, teu binfa, ta glioire E nutr' haina pe lou teran.
Un poète, cher à notre pays, M. Gabriel de Moyria, célébra aussi l'arrivée de Boisset. La pièce qu'il lai dédia, quoique l'œuvre d'un jeune homme de vingt-trois ans, est une des plus remarquables qu'il ait produites. Elle aurait dû être recueillie dans ses Esquisses poétiques ; son bio-
(i) Ces couplets sont insérés avec la traduction dans notre volume Chansons t:t lettres patoises, p. 63.
26o DIX-HUITIÈME EPOQUE.
graphe ne Ta pas même mentionnée; elle a sans doute échappé à son attention. Lalande qui Tadmirait en cita deux vers dans son Éloge de M. de Bohan. Le double feuillet sur lequel on l'imprima est devenu rare; le lecteur nous saura gré de la reproduire :