‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 154 sur 254 · STROPHES · texte numérisé non relu

STROPHES

Au Représentant du peuple Boisset.

La fortune, ô Romains, a bien changé de face. Voltaire : Brutus.

Air : Source de vérité.

Les habitants de l'Ain plongés dans les alarmes Portoient, en gémissant, le joug des oppresseurs ; Partout l'on ne voyoit que soucis et que larmes, Partout que peines et douleurs.

La terreur et l'effroi planant sur ces rivages Avoient glacé le cœur de chaque citoyen ; Tout semblait dans ces lieux présager des orages Malgré le ciel pur et serein.

Le crime audacieux, ayant rompu sa chciîne, Faisoit entendre au loin ses bruyantes clameurs Et, l'œil étincelant, il juroit dans sa haine D'immoler tout à ses fureurs.

Depuis longtemps, armé d'une injuste puissance, Il n'étoit plus de loix devant sa volonté.

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