CHAPITRE II
District de Bourg, Directoire. — Olivier^ de Coligny. Battur aîné, de Montrevel. Braconnier, de Ceysériat. Brangier pu!::é, de Bourg. Rousset^ agent national.
Conseil d'administration. — Cherel fils, d'Hautecour. Petit^ de Meillonnas. Vuiton, serrurier à Bourg. Rigueur^ de Saint-Etienne. Goyffon aîné, horloger à Bourg, Decrozot, notaire à Pont-d'Ain. Dagallier^ notaire à Foissiat. Vionnet, notaire à Villemotier. Ducret^ secrétaire général.
Tribunal du district. — Gentet , notaire à Coligny. Hiichet^ notaire à Polliat. Carabasse^ Olivier^ officier de santé, Desbordes^ continués. Lyvet^ ex-juge de paix, commissaire national. Bergier^ père, Goyffon^ cadet, horloger, Desbordes, notaire, Morellet^ notaire, suppléans. Gonet^ greffier.
Bureau de conciliation. — Mortier^ ex-notaire. Chambre^ ex-trésorier de la commune. Raffet, notaire. Pouchol. Gajret, marchand fripier. Faguet cadet.
Municipalité de Bourg. — Chesne, maire. Faguet, cidevant notaire. Brichon, ancien militaire. Petit, confiseur. Bouveyron, cordonnier. Guillot, confiseur. Chevrier de Nantes. Raffin fils, marchand. Favier puîné. Brangier, cadet, agent national.
Notables. — Lardet Laurent, chaudronnier. Hiïaire, marchand. Bon, officier de santé. Bayet Joseph, tailleur de pierres. Hugon fils, épicier. Griîlet, coutelier. Qiiinet, perruquier. Sulpice, boulanger. Févelas, Charles, dit Noël. Genevois, vinaigrier. Bichel, ébéniste. Coîombet, ci-devant chapelier. Segaud, chaudronnier. Richard, serrurier. Maurice , relieur. Janin , cafetier. Brunet , perruquier. Doyen, marchand fripier.
Comité de surveillance. — Lefranc, perruquier. Galand, charpentier. Nalîet, tailleur. Tignat , gypseur. Rougemont, menuisier. Canal dit Commercy, ébéniste. Mare-
chal^ serrurier. Cluny^ cadet, vitrier. Prévôt^ perruquier. Rochette., menuisier. Quinson^ ex-receveur des contributions. Noble^ ancien militaire.
Justice de paix. — Sey^eriat^ juge de la commune de Bourg. Bergier aîné, Pitot^ huissier, Garnier^ meunier, Triboud^ ancien militaire, Vermandois ^ officier de santé, Albant cadet, vitrier, assesseurs. Simonet^ juge des campagnes du canton.
L'arrestation des Terroristes donna sans doute à réfléchir à ceux qui étaient restés libres ; plusieurs durent faire humblement leur mea culpa. Nous lisons dans le manuscrit de M. de Lateyssonnière :
28 thermidor an 2. Longue lettre de G., commandant de la garde nationale de Bourg. Cet homme, cordonnier de son état, étoit chargé d'arrêter tous les suspects et de les traîner en prison. Il essaye de justifier sa conduite ; dans cette lettre écrite de sa main, il se plaint des calomnies répandues contre lui, vante sa probité, son civisme, dit qu'il a été forcé d'accepter cette place, qu'il avoit autrefois une belle boutique, qu'il est ruiné,... qu'il est bien malheureux de s'entendre traiter de brigand et de scélérat en plusieurs endroits. Le style trivial et révolutionnaire de cette pièce est assez singulier.
G. avait raison dMmplorer la pitié du proconsul; une dénonciation fut signée contre lui le 10 fructidor par douze laboureurs de Fleyriat.
Elle est précise et énergique, dit M. de Lateyssonnière; je la copie :