‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 182 sur 254 · CHAPITRE IV. 3 I I · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 3 I I

Drésident du tribunal, Hugoi François, homme de loi-, — commissaire national, Segaiid Jean- Paul*, — ■ maire de Montluel, Lépine Armand, marchand; — etc., etc. (i).

A Commune-Affranchie ;Lyon\ il prescrit aux divers districts de l'Ain de faire des coupes de bois pour Tapprovisionnement de cette ville (2).

A Chatillon-sur-Chalaronne, il assiste à une séance de la Société populaire, où le docteur Vaul- 3ré , dont nous avons parlé (voir ci-dessus XVIP Époque, ch. 11), prononça un long discours qu'il fit imprimer sous le nom dCAléthophile (ami de la vérité .

Ce discours, dirigé contre l'agent national du district (voir XVIP Époque, ch. m), commençait par ces mots :

La France vient heureusement de renverser le trône des factieux et des intrigans ; mais Robespierre, en tombant, a laissé des prosélytes qui s'agitent encore pour relever une puissance d'autant plus dangereuse que, sous le nasque républicain, ils exerçoient la tyrannie la plus afireuse. Il est du devoir d'un bon citoyen de soulever ■e voile qui cache les restes impurs de ce parti justement îxécré.

S'il est un homme qui dans l'ancien régime ait montré

(i) Arrêté manuscrit dans le recueil Vezu. — C" D.

(2) Registre du directoire du département de l'Ain, p. 449.

Six jours après, pour activer l'éxecution de cette mesure, Boissct, de etour à Bourg, nomme Jacques-Joseph Ferréol, inspecteur général des srêts nationales de l'Ain, au traitement annuel de 6,000 livres.

3l2 DIX-HUITIÈME ÉPOQUE.

le dévouement le plus servile à Taristocratie nobiliaire, qui ait affiché le mépris le plus insultant pour les principes mâles et populaires ; si, perdu dans l'opinion par des actes infamans et des aveux ignominieux, il a cherché à regagner du crédit par l'exagération des idées ; si, parvenu aux emplois, il n'a vu la liberté que dans l'anarchie et l'oppression ; s'il ne s'est distingué que par VOrléanisme et VHébertisme ; à coup sûr cet homme appartient à la faction que la Représentation nationale a si glorieusement proscrite. A ces traits, qui ne reconnoîtra l'individu que nous voulons peindre ? Nous laissons à la voix publique le soin de le nommer ; nous nous bornerons à l'exposé des faits qui prouveront que le tableau n'est ni imaginaire ni chargé.

Cet homme est né dans ce qu'on appeloit autrefois la caste plébéienne ; son ayeul tenoit modestement auberge à l'enseigne du Grand monarque. Cependant, non content de regarder du haut de sa grandeur ceux de ses concitoyens qui exerçoient cette honnête et utile profession, il a porté l'impudente vanité jusqu'à usurper les titres de sei-j gneur. On n'a qu'à compulser les registres de l'hôpital dans le temps qu'il en étoit recteur, ceux de la geôle qu'il surveilloit en qualité de juge, et divers actes émanés de sa judicature, on y verra qu'il s'arrogeoit le titre de seigneur de Maillard^ que son père n'avoit jamais osé prendre, quoiqu'il eût possédé comme lui la grange ou métairie d'où il empruntoit cette qualification aristocratique.

On sait qu'agent de plusieurs seigneurs [entre autres, de Polignac^ propriétaire à Baneins], il ne parloit que de ses liaisons avec des comtes et barons. Quoiqu'il fût étranger à tout principe religieux, il ne manquoit pas d'assister majestueusement aux cérémonies du culte en longue robe noire ornée d'une épito^e^ et d'en faire porter la queue par

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