‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 184 sur 254 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

révolution du lo thermidor et la justice de Reverchon qui l'a rendu à la liberté (i).

Le seigneur de Maillard répondit, le 1 5 vendémiaire an III, aux i6 pages in-8 dCAléthophile par 3o pages in-4°. Sa réfutation s'étala en 25 articles ; mais il ne put nier son rôle vaniteux avant la Révolution ni se défendre convenablement des' autres imputations. Par exemple, pour justifier sa rigueur à Fégard de M. de Jussieu, acquitté par le tribunal révolutionnaire de Lyon, il ergota sur son passeport qui ne présentait pas toutes les signatures, tous les visas d'usage, et il allégua que « le Directoire ne pouvoit se dispenser de le faire mettre en arrestation comme tous les autres ex-nO'-^ bles^ en vertu de l'arrêté du représentant Albitte^^ qui venoit de prescrire cette mesure générale (2}. »

Une réplique violente fut aussitôt répandue danSj

(i) Liberté. Égalité. i6 p. in-8, datées de Chatillon-sur-Chalaronne, le jour de l'Opinion, an 2 de la République, et signées Aléthophile, — Ph. L. D.

Le jour de l'Opinion était le quatrième des Sans-Culottides. La fête de l'Opinion avait un caractère étrange; elle autorisait les citoyens à direct à écrire pendant vingt-quatre heures tout ce qu'ils voulaient contre les hommes publics. Le docteur Vaulpré data évidemment du jour de l'Opinion pour jouir de l'immunité attachée à ce jour ou pour se moquer des fêtes de la République.

(2) Réponse à un mémoire imprimé sous le nom <3?' Aléthophile, lu par

le citoyeri dans une séance de la Société populaire de Chatillon-sur'

Chalaronne^ le deux des Sans-Culottides, an deuxième, en présence du Représentant du peuple Boisset, par Michel HmiBEm, juge du tribunal du district de Chatillon-sur-Chalaronne séant à Pont-de-Veyle, ex-agent national près le même district. Mâcon, an IIF, 3o p. in-4°. — C*° D.

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