‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 197 sur 254 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Léonard Olivier, cultivateur à Jasseron, Egras fils, cultivateur à Verjon, Joseph Perret cadet, de Pont-d'Ain, Ne/ron cadet, marchand à Chavannesur-Suran, Jean-Baptiste Bistac puîné, notaire à Tossiat, et Jean-Francois Mariétan, officier de santé à Treffort.

Les nouveaux comités furent désignés dans le décret sous le nom de Comités révolutionnaires qui dès lors prévalut.

Le lendemain, 3 vendémiaire, étant à Pont-de- Vaux, Boisset adressa au citoyen Rousset, agent national du district de Bourg, le commentaire suivant de son arrêté du 4^ jour complémentaire ou des Sans-Culottides :

Tu voudras bien, Citoyen, faire part à chaque Comité iu département de l'Ain que je n'ai entendu comprendre ians mon arrêté que les ci-devant nobles et prêtres qui »ont compris dans la loi du 1 7 septembre (vieux style) et non es citoyens qui ont été par moi mis en liberté, qui étoient bnctionnaires publics ou ci-devant nobles patriotes.

Que, par un malentendu, les vexations ne renaissent ias. C'est l'exécution de la loi du 17 septembre (vieux tyle) que j'ordonne, et non l'injustice. Soyez patriotes, •épublicains, et jamais cruels.

Je rends responsables les Comités de surveillance des njustices qu'ils pourroient commettre.

Salut et fraternité. Signe : BoissKr.

Pont-de-Vaux, tridi vendémiaire, 3" année républicaine.

Le Comité du district enregistra cette lettre, sans mot dire, dans sa séance du 5 vendémiaire, et à celle du 6, il décida « que pour exécuter l'arrêté du représentant du peuple Boisset ainsi que la loi du 17 septembre (vieux style), il seroit demandé au district de pourvoir très promptement à rétablissement d'une infirmerie aux Claristes. » C'était une manière d'ajourner les réincarcérations.

Laissons maintenant Boisset sur la route de Mâcon, et voyons quel fut le résultat de l'enquête qu'il avait ordonnée par sa lettre du 3 fructidor.

L'enquête eut lieu à Bourg et à Belley : à Bourg pour les oppresseurs de la ville et du département, et à Belle}^ pour les oppresseurs particuliers de ce district. Parlons d'abord de l'enquête de Bourg.

Les commissaires agirent avec tant de zèle que dans l'espace d'un mois ils rassemblèrent plus de trois cents pièces ou témoignages à la charge de vingt prévenus et rédigèrent le résumé des griefs spéciaux cà chacun d'eux, tandis que la Société populaire rédigeait l'esquisse des faits criminels dans lesquels ils étaient impliqués collectivement avec Javogues, Aibitte et Méaulle. Cette esquisse (i)

(i) Tableau analytique des manœuvres et des crimes des principaux INTRIGANS de la commune de Bourg-. 44 p. in-8. — Ph. L. D. Cet écrit porte la date du 4 vendémiaire an III et les signatures suivan-

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