CHAPITRE VIII
défendent tes droits aux frontières et re'pandent leur sang pour conserver ta liberté... » Alors à vos accens, le cultivateur vertueux, l'humble agriculteur, s'empresseront de remplir les greniers de la république ; alors les projets des ennemis seront déjoués (i).
Les habitants de Belley, qui s'étaient indignés des espérances de nos Terroristes et de leur apologie à la tribune des Jacobins, apprenant que Texprêtre Bassal continuait à les défendre et à calomnier notre département, protestèrent de nouveau, le 17 vendémiaire, dans une adresse à la Convention :
... Pourquoi donc, depuis quelque temps, s'écrièrentils, la calomnie est-elle sans cesse à l'ordre du jour contre notre département, à la tribune des Jacobins de Paris? Pourquoi un représentant du peuple, le citoyen Bassal^ s'obstine-t-il, lui qui n'est jamais venu dans le département de l'Ain, à en présenter les habitans comme des aristocrates, des contre-révolutionnaires? Pourquoi s'élèver-il contre une section pure du peuple souverain, en faveur June trentaine d'hommes tarés, et successivement frappés par deux représentans du peuple, comme les auteurs de tous les maux qui ont si longtemps pesé sur trois cent Bille citoyens agricoles?...
Déjà la voix des commissaires de la Société populaire et lu peuple en masse de la commune de Belley, s'est fait ntendre dans cette enceinte ; déjà nos commissaires vous
Proclamation aux habitans du département de VAin. Bonrp. Phili- . affiche. — L. O'B.
ont exposé la vérité et toute la vérité, pour repousser une calomnie dont le représentant Bassal n'avoit été que l'organe ; déjà à votre tribune le représentant Gouly a parle en faveur de la vérité, et comme nous il a mérité les honneurs de la calomnie...
...Hommes prévenus, allez donc aujourd'hui au Comité de sûreté générale ; là, vous verrez que vous vous intéressez pour des êtres hypocrites et immoraux, pour des contre-révolutionnaires subalternes, pour des hommes atroces qui vouloient nager dans le sang de leurs frère pour des malheureux qui n'ont jamais connu de lois que celles du crime, pour des furieux qui, se décorant hautement du nom de brigands, et se proclamant supérieurs à la puissance de la Convention nationale, ne se proposoient pas moins que le massacre des citoyens, la destruction des familles, le pillage des maisons et le nouveau partage des propriétés...
Justice ou la mort, voilà le cri que les citoyens purs de la commune de Belley vous adressent avec confiance (i),
L'enquête faite à Bourg sur ces personnages] (voir ci-dessus ch. v) avait été portée à la Convention par trois délégués de Boisset, les citoyens ; Ferréol, Delorme et Braconnier. En arrivant à Paris, ils firent imprimer, le 19 vendémiaire, un complément du Tableau analytique,,, sous le titre |,
(i) Extrait desReg. des séances de la Société populaire de la commune de 'Belley, du ij vendémiaire de la J*= année de la Rép.fr. une et indivisible. Suivi de Le peuple en masse de la commune de Belley, et la Société populaire et républicaine de la même commune, à la Conventio" nationale. Bellcy, Kindelem, S p. in-4". — Ph. L, D.