‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 19 sur 291 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

lui servir d'ornement et enflammer d'un nouveau courage soit les administrateurs soit les administrés pour le triomphe de la liberté, de T égalité et de la République une et indivisible et démocratique (i). »

Cette délibération n'est signée que par le viceprésident Revel , et par les administrateurs Bochard et Raffet.

Le 2 1 octobre, la municipalité de Bourg, « considérant que la loi du 26 juillet contre les accapareurs porte des peines terribles contre quiconque l'enfreindroit et que les jurés n'ont pu infliger aucune peine à ceux des marchands qui ont contrevenu aux dispositions de cette loi soit qu'elle punissoit de mort ou que les malversations ne lui étoient pas applicables \ que néanmoins il convient pour le maintien de la liberté du commerce de donner l'exemple sévère de l'exécution des loix, a arrêté, ouï le procureur de la commune, que les citoyens Hugon père, Brouttet^ marchands, et Monet^ domestique autrefois chez le citoyen Dutour, seront tenus de se rendre, dans le jour, dans la maison d'arrêt dite Sainte-Claire, pour y rester jusqu'à nouvel ordre. »

Le même jour, par application de la loi des suspects aux fonctionnaires destitués, elle arrête c[ue le secrétaire-greffier préviendra « les citoyens

Registre du Directoire du district de Bourg.

3o TREIZIÈME ÉPOQUE.

Falconnet, officier de santé, Balleydier, Lariguy- Monnier^ juge, Jayr-Dombef^ Gaillard^ ex-conseiller, Grumet, Pernet, Viiy, Bonnet, homme de loi, Rapet, juge de paix, et Chambre^ maître de poste, de se rendre dans ladite maison d'arrêt, dans le jour. »

Le 23 octobre, « s'occupant des mesures de sûreté à prendre contre les personnes suspectes qui n'ont pas encore subi l'exécution de la loi, » elle arrête :

« Que la citoyenne veuve La Teyssonniere seroit incarcérée comme sœur d'émigré et pour son incivisme connu ;

« Que le citoyen Chicod, ex-greffier, le seroit pareillement comme ayant dénoncé faussement à la Convention dés représentants du peuple (i), et comme officier municipal nommé par les fédéralistes illégalement assemblés ;

« Que le citoyen Daubarede le seroit aussi pour agiotage et mauvaise correspondance ;

« Que le citoyen Mathieu le seroit aussi pour cause d'incivisme dès le commencement de la Révolution.

« Que le citoyen Morel père, avoué, le seroit aussi pour la même cause ;

(i) On se rappelle que quatre courageux citoyens, MM. Valentin du Plantier, Chicod, Morel et Goyffon, étaient allés à Paris et avaient dénoncé à la Convention les arrêtés tyranniques d'Amar et Merlino (t. III, X* Epoque, ch. iv).

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