‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 20 sur 291 · CHAPITRE II. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 3l

« Le citoyen Barrachin^ pour cause de fédéralisme et pour avoir accepté une place d'officier municipal que lui avoient donnée les fédéralistes ;

« Le citoyen Loe^e^ comme très suspect et cidevant noble.

« Enfin le citoyen Vinllaume^ pour avoir tenu chez lui des conciliabules de prêtres réfractaires et pour avoir constamment donné des preuves de son incivisme (i). » Vuillaume était le chef des piqueurs de la meute du comte de Montrevel.

Le 23 octobre, le ministre de l'intérieur, Paré, adresse une proclamation aux laboureurs et à tous propriétaires de grains. Après leur avoir rappelé les bienfaits qu'ils doivent à la Révolution, il leur reproche leur « conduite anticivique » et réclame leur concours pour l'approvisionnement des marchés de Paris et des départements. Puis il leur annonce l'armée révolutionnaire qui se met en marche pour assurer partout l'exécution de la loi. « N'appréhendez point sa venue, leur dit-il ; l'armée révolutionnaire appartient à la République entière; elle n'est composée que de patriotes reconnus. Ce n'est point un torrent débordé dans les campagnes et entraînant indistinctement dans son cours et les vastes maisons du riche et la demeure de l'indigent ; sa marche éclairée par la justice ne doit effrayer que la trahison qui se

(i) Registre municipal de Bourg.

cache, Taristocratie hypocrite, le fanatisme audacieux. Que les amis de la chose commune soient tranquilles ; les frères se reconnoissent partout ; des marques plus certaines que celles auxquelles se rallient les méchans, l'opinion publique les guide, et à ce fanal qui ne s'éteint point, ceux qui ont la République dans le cœur, se parlent et s'entendent des deux extrémités du monde (i). » Pauvre peuple, quand seras-tu assez instruit pour distinguer ceux qui te servent de ceux qui se servent de toi ?

Le 25 octobre, le conseil de la commune de Bourg décide que le citoyen Régnier conservera ses fonctions d'administrateur de l'hôpital, en même temps que celles de commissaire national près le tribunal du district ; que les citoyens Pupunat, Colombet, Chapelier, Faguet, (de la Ravarie) et Louvenat notable , seront requis de remplacer provisoirement, comme administrateurs des hospices, les citoyens Duhamel, Pochon, Chambre maître de poste, et Enjorrand père, qui sont ou détenus ou chargés d'autres fonctions ; et qu'il sera pourvu le lendemain au remplacement du citoyen Chambre-Bottier, « homme très suspect w, qui régit les biens de

(i) Paré, ministre de l'intérieur aux laboureurs, fermiers et meuniers, à tous les propriétaires de grains et farines de la République. Bourg, 4 p. in-4*. — Ph. L.D.

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