TOME IV
tant du peuple, de l'exécution du présent arrêté, qui sera imprimé, publié et affiché dans l'étendue des départemens de l'Ain et du Mont-Blanc.
Fait à Bourg-régénéré, le 8 pluviôse, an deux de la République une, indivisible et démocratique.
ALBITTE (i).
Pour cet arrêté, comme pour les précédents, Albitte trouva d'ardents exécuteurs de ses volontés. L'agent national du district, Rollet-Marat, s'empressa d'écrire à la municipalité de Bourg qu'il fallait démolir tout de suite les tours de la ville, celle de Bourgneuf entre autres, et s'adresser si les ouvriers manquaient, au général Lajolais, qui fournirait les hommes nécessaires.
Le décret de la Convention du 6 août lygS ne frappait que les châteaux-forts et les forteresses. Albitte, devançant l'extension donnée à ce décret par un autre du 1 3 pluviôse (2), condamnait toutes les habitations nobles, et ses agents, renchérissant sur ses prescriptions, firent abattre les tourelles des maisons bourgeoises et même les colombiers des fermes.
(i) Bourg, Philipon, 4 p. in-4'». — Ph. L.D.
(2) Décret de la Convention nationale du 1 3 pluviôse, an second de la République française, une et indivisible, qui prescrit le mode d'exécution de celui du 6 août, relatif à la démolition des châteaux-forts et forteresses de l'intérieur. Paris, imprimerie nationale, 4 p. in-4°. — Ph. L.D.
L'article IV exempte de la démolition les pavillons et petites tours impropres à la défense.
L'article VI porte : « La dénomination de cAâ/eaax, donnée autrefois aux maisons de quelques particuliers, demeure irrévocablement supprimée. »