‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 31 sur 291 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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pas rendus à la maison des Claristes, et ajoute à la liste des suspects le cito3^en PutJiod^ juge du tribunal du district, destitué.

Le 1 ^^ novembre, le Comité invite le district à prendre « toutes les précautions nécessaires pour empêcher la propagande de certains scélérats, nobles, prêtres, moines et autres gens suspects qui se sont répandus dans les différentes municipalités, à donner des ordres pour les arrêter et les conduire dans la maison de sûreté générale des cidevant Claristes. ))

Le 2 novembre, le procureur de la commune, membre du Comité, fait connaître la signification qu'il a reçue de la part d'un détenu, le citoyen Chambre^ maître de poste. Celui-ci expose qu'étant privé de sa liberté, il ne peut continuer le service de la poste ; il demande en conséquence à être remplacé sur le champ et, à ce que son matériel, chevaux, selles, fourrages, etc., tout soit immédiatement estimé. Le Comité s'aperçoit qu'il a manqué de prévoyance et renvoie Je citoyen Chambre à sa poste « pour y rester sous la surveillance d'un garde national à ses frais, jusqu'à ce qu'autrement soit ordonné, et qu'à cet effet injonction lui sera faite de continuer son service comme par le pr.ssé. »

Le même jour, le Comité délègue le citoyen Ji.les Juvanon pour aller organiser à Saint-Ram-

bert et dans ce district des comités de surveillance et des sociétés de Sans-Culottes ; puis il décide l'arrestation du citoyen Grande homme de loi.

La loi du maximum avait produit un effet désastreux. Le blé manquait sur les marchés, les cultivateurs ne voulant pas le livrer au prix fixé par le décret du 1 1 septembre 1793 (i) ; de sorte que la disette ajoutait ses inquiétudes aux calamités du régime anarchique.

Le 21 octobre, les représentants Châteauneuf- Randon, de la Porte, Couthon, Maignet et Reverchon, réunis à Ville-Affranchie, avaient prescrit aux boulangers de TAin, de Saône-et-Loire, du Jura, de la Côte-d'Or et de Rhône-et-Loire de ne faire qu'une qualité de pain. C'est par suite de cet ordre et d'un arrêté du directoire de l'Ain du 29 octobre, que le Comité central de surveillance, comme nous l'avons dit plus haut, chargea des commissaires, le 3o, de supprimer les bar^teaiix fins.

L'arrêté suivant du directoire de l'Ain donne la mesure du mécontentement soulevé dans les campagnes par la loi du maximum.

(i) Trois livres 5 sous la coupe de froment pesant 23 livres; 2 livres i5 sous la coupe de blé méteil pesant 22 livres.

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