‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 103 sur 275 · CHAPITRE PREMIER. iSl · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. iSl

d'Angleterre avait d'ailleurs « manifesté son attachement à la cause de ce traître, et son dessein de le soutenir, par diverses résolutions prises au moment de sa mort. » Il s'était aussi allié secrètement « avec les ennemis de la France et notamment avec l'Empereur et la Prusse, » et il avait « entraîné dans la même coalition le Stathouder des Provinces-unies. »

Tels étaient les principaux griefs, les actes d'hostilité qui motivèrent le décret du i" février 1798 dont voici les trois articles :

Art. I. — La Convention nationale de'clare, au nom de

la Nation française, qu'attendu tous ces actes d'hostilités

et d'agression, la République française est en guerre avec

le roi d'Angleterre et le Stathouder des Provinces-Unies.

) Art. II. — La Convention nationale charge le Conseil

I exécutif provisoire de déployer les forces qui lui paroîtront j nécessaires pour repousser leur agression, et pour soutenir

II l'indépendance, la dignité et les intérêts de la République il française

i! Art. III. — La Convention nationale autorise le Con- |i sell exécutif provisoire à disposer des forces navales de la Ji République, ainsi que le salut de l'Etat lui paroîtra fl rexiger(i).

I Le Directoire de l'Ain notifie ce décret le 8 féj vrier. Le lendemain 9, le Conseil de la commune de 1 Bourg, ravi, à ce qu'il semble, de cette complica-

1 (0 Décret de la Convention nationale du i" février lygS. Fans de ! Ré,j. fr., qui déclare, etc. Bourg, 1793, 4 p. in-.).». — Ph. L.D. I Tome ni. 11

l82 '^ "~ DIXIÈME ÉPOQUE.

tion politique, arrête que la publication doit être faite le plus promptement possible et avec appareil, et qu'il faut commander un piquet de vingt -quatre grenadiers de la garde nationale, un autre de douze chasseurs à pied de la légion des Alpes, six canonniers, la gendarmerie et la musique de la garde nationale.

Les ordres donnés par les diffe'rents commandants, dit le registre municipal, ont été ponctuellement exécutés.

Les officiers municipaux et le procureur de la commune, revêtus de leurs écharpes et accompagnés du citoyen Humbert, secrétaire, se sont rendus sur la place d'Armes, précédés des mandeurs de ville.

Après que les grenadiers de la Garde nationale, les chasseurs à pied, les canonniers et la gendarmerie nationale ont eu formé un cercle autour des officiers municipaux, du procureur de la commune et du citoyen Humbert, secrétaire, ce dernier a fait à haute et intelligible voix la lecture du décret du premier de ce mois.

La lecture finie, la musique attachée à la garde nationale de cette ville a joué l'air favori et chéri de tous les bons français.

Le cortège s'est ensuite rendu sur la place Jemmape (du Greffe) et autres lieux ordinaires, où la lecture du décret ci-dessus a été réitérée à voix haute. Les officiers municipaux, le procureur de la commune et le secrétaire se sont ensuite rendus à la commune, précédés de la musique qui a joué plusieurs marches, et suivis des différents piquets, rangés sur deux haies.

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