CHAPITRE V
leurs dispositions à cet égard ; ils ont engagé tous les citoyens à la paix et à l'union. Le malheur a voulu que cette invitation n'ait pas réussi ; 1/5 ont reconnu que les impressions qu'on leur avoit données étoient fausses ; il leur est démontré que les sections ne désirent point une contre-révolution^ qu'elles sont, au contraire^ animées du patriotisme et de sentiments républicains , mais quelles provoquaient une prompte réparation des griefs et des abus dont elles avaient à se plaindre. Les Représentants du peuple se sont en conséquence hâtés de se réunir au département, et de donner ensemble les ordres tendant à faire cesser l'effusion du sang.
Citoyens, vos opinions , vos cœurs sont maintenant connus ; les inculpations dirigées contre vous par des personnes qui étoient accréditées par leurs fonctions, sont fausses. Les Représentants du peuple s'empressent de le publier; ils en porteront l'assurance à la Convention nationale ; ils regretteront longtemps que cette vérité soit mêlée de l'amertume que leur procurent les malheureux événements de la journée d'hier.
Fait à Lyon, le 3o mai 1793, l'an second de la République françoise.
Signé : Nioche et Gauthier, Commissaires de la Convention nationale (i).
Dans une adresse du 5 juin, la Société populaire de Bourg félicita les lyonnais d'avoir écrasé les anarchistes montagnards. Cette adresse était
(i) Pièce justificative n* 141 de VHist. de M. Guerre, déjà citée. Ce document a été reproduit par M. Alph. Balleydier, dans son Hist. dv. peuple de Lyon, t. I, p. 114.