‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 151 sur 275 · Tome III · texte numérisé non relu

Tome III

■lyS DIXIÈME ÉPOQUE.

signée par Lescuyer, président, Clialand, Chambre, Cochet et Debost, secrétaires (i).

Le fédéralisme, dont nous allons parler maintenant, est un mot ambigu sur lequel il faut s'entendre. Dans son acception ordinaire, il aurait divisé la France en petits Etats comme Pancienne Gaule ou la Suisse de nos jours, et aurait détruit Tunité, la force et la grandeur de la nation.

Mais le fédéralisme, dans lequel s'engagea notre département, n'était point cela. Les départements ligués ou fédérés ne voulaient pas détruire Punité de la France, mais seulement soustraire la France au despotisme de la commune parisienne en transportant à Bourges le siège du gouvernement. C'était un expédient girondin, que Guadet consacra en demandant à la Convention elle-même, le 18 mai, que les autorités de Paris fussent cassées; que la municipalité fût remplacée. dans les vingtquatre heures par les présidents de sections, et que les suppléants de l'Assemblée se rendissent à Bourges dans le plus court délai pour entrer en fonctions dès qu'ils auraient la nouvelle certaine de la dissolution de la Convention.

Les Jacobins naturellement considéraient ce fédéralisme comme antipatriotique ; s'insurger

(i) Note manuscrite de Louis-Marie Debost»

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