‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 197 sur 275 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

l'Eternel, dans tout mes amis, dans ceux de la liberté. J'embrasse tous ceux qui se souviendront de moi. Je vous aime, je les aime comme j'aime l'humanité : adieu, salut, je vais reposer dans le sein de l'Eternel.

Chalier (l).

Ce grand ami de l'humanité, de la liberté, ne voulait rien moins que l'extermination complète de tous les citoyens qui n'allaient pas au club. Nous avons fait connaître son plan, ch. vi de la X^ Epoque; et ce plan fut confirmé par son jugement, qu'on peut lire dans le premier volume de M. Balleydier, p. 299.

L'abbé Lasausse, qui a décrit les derniers moments de ce chef démagogique, rapporte qu'il marcha d'un pas ferme à la mort, et que, le roulement des tambours et « les vociférations des scélérats » (les Girondins) étouffant sa voix, il lui adressa ces paroles : Dis au peuple que je meurs pour la liberté^ que je serais trop heureux si ma mort et mon sang pouvaient la consolider. Je n'ai qu'une seule grâce à demander au peuple de Lyon, cest que je sois la seule victime et qu'il pardonne à toutes les autres. Le narrateur ajoute qu'il s'écria sur l'échafaud : Je donne mon âme à VEtemel, mon cœur aux patriotes, et mon corps aux scélérats.

( ) Ce document n'est pas dans l'histoire de M. Balleydier. nousTavona

tro ivé dans Y Exposé simple et vrai des circonstances qui ont accompagné

les derniers momens du citoyen Chalier. S. 1. n. d. 4 p. in-4°. — C" D.

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