‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 20 sur 275 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Convention nationale, — et en lui apprenant que « les lys, depuis longtemps et avant que les Bourbons régnassent en France, » avaient « toujours désigne l'écusson national et non les armes particulières de la maison de Bourbon (i). » Quatre mois après , Blanq - Desisles eut gain de cause. Voici ce qu'on lit dans le registre municipal, à la date du 26 décembre : « Sur la demande faite par le citoyen Chauvreiche, architecte-voyer de cette ville, il est arrêté qu'il sera accompagné du citoyen Desisles pour faire enlever toutes les marques et vestiges de féodalité et de royauté qui se trouvent placés soit dans les églises, soit sur les édifices publics, et partout où il en sera découvert '2). » Toutefois on ne se pressa pas d'accomplir cet acte de vandalisme, sous le prétexte que les finances municipales ne le permettaient pas; Blanq-Oesisles, qui ne perdait pas de vue sa motion révolutionnaire, réclama, le 20 mai, la destruction immédiate de ces dangereux vestiges tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des églises. Le Conseil général de la commune ne lui donna qu'une demi-satisfaction en chargeant les citoyens Régnier, maire, et Carabasse, de diriger sans lui les dégradations monumentales.

(t) Registre municipal de Bourg, 27 août 1792. î) Registre municipal de Bourg, 26 décembre 1793.

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