CHAPITRE II
ûpalité doit être du représentant qui signa la plate proclamation du 3o mai (ch. vi, x*^ Epoque) :
Ils chargent provisoirement des fonctions municipales es présidens et secrétaires des assemblées permanentes, eus chefs de contre-révolution ; et pour donner plus d'auhencité à cet arrêté perfide, ils forcent, le poignard à la nain, les représentans du peuple à le signer (i).
Enfin les injures à l'adresse du docteur Martin le sauraient être mieux placées que dans la bouche lu représentant qui le fit enfermer à Grenoble ch. V, XI' Epoque) :
Il serait trop long d'exposer tous les excès de délire luxquels s'est livrée la commission départementale de ^hône-et-Loire pour égarer le peuple et l'attirer à ses ilers ; elle publie partout que la Convention nationale n'est >iu3 composée que de trente membres, brigands sans ■gaux, qui achètent l'or et l'argent à tout prix avec les ssignats qu'ils font fabriquer tous les jours sans numéro X en nombre incalculable ; elle publie qu'ils ruinent la épublique en soudoyant des scélérats pour les soutenir... Cnfin mille horreurs de cette espèce qui font frémir, et lont on peut voir le détail dans les rapports infâmes des \Iartin et autres scélérats de cette espèce (2).
Le ton déclamatoire de cet écrit anonyme sufiit )our le rendre suspect. Aucune citation sérieuse le peut lui être empruntée. Bornons-nous à en
(1) Adresse citée ci-contre, p. 9.
(2) Idem, p. 12.
424 DOUZIKME ÉPOQUE.
reproduire la clôture, qui nous a mis sur la voie de son but et de son origine.
Fait à Calvire, au comité de surveillance des patriotes Lyonnois, établi sous les auspices des représentans du peuple près l'armée des Alpes, le 24 août 1793, l'an deux de la république françoise, démocratique, une et indivisible.
Suivent les signatures au nombre de plus de quatre cents. Imprimé de l'agrément des représentans du peuple., envoyés près V armée des Alpes et les départemens.
Le même jour, 24 août, lesdits représentants ordonnaient la saisie des meubles et le séquestre des immeubles appartenant à tous les citoyens, domiciliés ou non domiciliés à Lyon, qui n'étaient pas sortis de cette ville dans le délai fixé par Tarrêté du 12 juillet. Il faut convenir que, si les patriotes lyonnais avaient été persécutés, ils avaient assez mauvaise grâce de se plaindre, au moment où les chefs de leur parti lançaient des boulets rouges sur leurs persécuteurs et confisquaient leurs biens (i).
(i) Arrêté des Représentants du peuple envoyés près l'armée des Alpes et dans les départemer.s de Saône-et- Loire, Rhône-et-Loire et l'Ain, qui ordonne, etc. Signé au quartier général de la Pape, le 24 août lygS, par Gauthier, Dubois-Crancé, Laporte et Javoffues. S p. itt-4°, s. 1. n. d. — Recueil Vezu, C" D.