‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 244 sur 275 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

ceux qui ne le sont pas, des trahisons des généraux et des victoires des révoltés,

•° Que les fusils de chasse et autres soient le plus promptement mis en état, et que la distribution en soit faite à tous les vrais républicains.

8° Le séquestre des biens des administrateurs fédéralistes, qu'ils se soient ou non rétractés.

)° La nomination de dix commissaires dans chaque société populaire pour surveiller l'exécution des lois,

10° L'affectation des peines pécuniaires ou infamantes aux administrateurs convaincus d'avoir retardé l'exécution des lois.

1 1° Une irruption gauloise, une battue générale de six semaines contre tous les brigands et tyrans coalisés...

Fait à Belley, le 9 septembre lyg'i, l'an II de la République une et indivisible.

Bonnet, président; Lavigne, secrétaire (i).

Ce Bonnet, président de club, cafetier de profession, fat Tun des agents les plus actifs de la Terreur à Belley ; nous le verrons bientôt à l'œuvre.

(i) La Société des Amis de l'unité et de t indivisibilité de la République, séante aux ci-devant Ursulines de Belley; départ, de l'Ain, aux prochaines assemblées primaires et à toutes ses Sœurs de la République : Salut. Bel.ey, 1793, 8 p. in-4*. — Pb. L. D.

Cette société de eans-culottes s'était établie, comme celle de Bourg (voir ch. IV, xi« Epoque), pour faire pièce à la société populaire qui était trop modérée.

Nous lisons dans le manuscrit de M. de La Teyssdnnière la note suivan :e : a R. — Marat, dans une lettre écrite de Belley, le 6 septembre 1 793, parie avec la violence qui étoit son état habituel, des divisions qui existoieat entre la société populaire et la société des sans-culottes à Belle)-; il dit que dans la première les santés de la Convention, de la Constitution et di la Montagne ont été refusées. »

Le moment serait venu de parler des deux décrets du 12 août et du 17 septembre sur les suspects, et surtout du dernier qui consacra le régime de la Terreur. Mais ne levons pas ce lièvre avant d'avoir achevé le siège de Lyon et, tout d'abord, pour clore ce chapitre, mentionnons ou produisons cinq documents qui se rapportent à ce déplorable événement.

1° — Sur la réquisition de Kellermann, le Directoire de l'Ain fit appel, le 25 septembre, à 80 hommes d'élite pour former une compagnie d'artillerie. Un pareil appel, précédemment effectué en vertu de la loi du 3 juin 1793, n'avait amené aucune inscription volontaire, si ce n'est dans le district de Montluel, où deux citoyens s'étaient présentés ^i).

2° ■— Une délibération du 27 septembre est consignée sur les registres de la commune de Montréal dans les termes suivants :

Ce jourd'huy vingt-sept septembre lygS, l'an II de la République française,' une et indivisible, est comparu le citoyen Douglas qui, ayant appris la réquisition faite à cette commune par l'administration du district de Nantua, de fournir à l'instant quarante mesures de blés, et sachant l'impossibilité où elle se trouve de réaliser en ce moment la susdite quantité de blés, a offert de faire conduire

(I) Arrêté du Directoire du départ, de l'Ain pour la formation d'une compagnie de canonniers soldés. Du 25 septembre i^qS. l'an second de laRép.franfaiie. Bourg, 4 p. in-4*. — Ph. L. D.

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