‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 37 sur 275 · CHAPITRE m. C)T · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. C)T

enfants, fait lui-même ses efforts pour le sauver : il harangue la multitude et tâche de Tadoucir {i}. Bientôt arrive la force armée, dirigée par un conseiller municipal de la pire espèce, nommé Pressavin. Ses soldats s'emparent du malheureux fugitif et, à travers une populace qui vocifère et veut l'immoler, ils remmènent à la prison de Roanne, où il est jeté dans un cachot si étroit, si infect qu'il est obligé, pour respirer, de se hisser jusqu'à un larmier où passe un rayon de lumière.

Un tribunal révolutionnaire le condamne, quoique innocent, à un an de prison et trois cents francs d'amende ; et on le transfère dans la prison Saint-Joseph. Là, il est logé aurez-de-chaussée, la fenêtre de sa cellule donne sur une cour où des galériens trament leurs fers. Ces criminels, qu'il veut instruire, l'accablent d'injures et d'humiliations. Il supporte tout avec patience, et, plein de compassion pour leur misère, pour leur dénuement, il sollicite en leur faveur la charité de ses amis ; à sa prière, on organise des quêtes pour leur procurer des secours et des vêtements.

Une lettre du 9 mars 1 792 fait connaître la force et la sérénité qu'il puisait dans sa confiance en Dieu:

(0 Ce prêtre, touché de repentir, déplora hautement ses erreurs et rétracta son serment de la manière la plus solennelle, « bien persuade, disait-il, qu'avant une heure cette démarche lui aurait coûté la vie. » En effet, il reçut le coup de la mon en descendant de chaire. — Note de Mgr Depirj-,

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