‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 44 sur 275 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L'armée austro -prussienne l'attaque, le 20 septembre, avec 58 bouches à feu. L" armée française répond vigoureusement. Pendant douze heures, la canonnade ne cesse pas un instant. Vingt mille coups sont tirés de part et d'autre. Le roi de Prusse voudrait enlever la position à la baïonnette ; le duc de Brunswick s'y oppose par prudence. A six heures du soir les alliés sont contraints de rentrer dans leur camp de la Lune. Tel fut le combat de Valmy. La perte des deux côtés ne dépassa pas un millier d'hommes. Mais l'effet moral fut immense. Bientôt la grande armée de la coalition, qui était parvenue à six lieues de Châlons et à dix de Rheims, rétrograda et reprit le chemin de Coblentz.

Le succès de la bataille de Valmy appartient en partie à un de nos compatriotes, au général de Prcz-Crassier, du pays de Gex, qui commandait l'avant-garde.

On se rappelle que ce militaire, député de la noblesse aux Etats-Généraux, se fit remarquer à FAssembléc constituante par son opposition à la cour (Voir ch. 11 de la P^ Époque). Le ministère qui ne pouvait lui savoir gré de son attitude, avait effacé son nom de la liste des officiers généraux en activité. Mais l'Assemblée législative s'était empressée de lui rendre son épée, après avoir entendu sa plainte à sa barre :

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