‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 58 sur 275 · Tome III · texte numérisé non relu

Tome III

« gendarmerie nationale. Là, vous serez jugés. S'il se

« trouve parmi vous quelques hommes qui aient encore

« des sentiments dignes de la République française, ils

« nommeront, ils livreront eux-mêmes les cannibales qui

« ont porté leurs mains sanguinaires sur quatre malheu-

« reux déserteurs prussiens, qui ont déshonoré la France,

« qui ont souillé nos victoires. Mais, dans aucun cas,

« aucun de vous ne peut avoir l'honneur de servir la pa-

« trie. Car ceux d'entre vous qui ne sont pas des scélé-

f rats, sont des lâches qui n'ont pas osé s'opposer à un

« crime. Vos drapeaux seront rendus à vos sections ;

« vos habits et vos armes seront distribués à de vrais sol-

« dats.

« Le général en chef : Dumouriez. »

L'épisode ne s'arrête pas là. Dumouriez, quelques jours après, fait une courte apparition à Paris, et reçoit un brillant accueil à la Convention, à la section des Lombards et même au club des Jacobins. A ces derniers il annonce que le bataillon dit le Républicain a livré les coupables et que Beurnonville a pu rendre huit cents citoyens à la République et à Thonneur. Néanmoins, Marat, jaloux de toute renommée, déblatère le lendemain contre le général en chef et, à force d'instances, se fait donner à lui et à deux de ses collègues, les députés Bentabolle et Maribon-Montaut, la mission d'exiger une explication complète sur les me-, sures prises à l'égard des braves sans-culottes pai^isiens.

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