‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 83 sur 275 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

iion n'eût pas délibéré sous les poignavds (i).

Sur la première question : Louis est-il coupable,... 683 députés sur 721 présents répondent affirmativement.

Sur la deuxième : le jugement sera-t-il sanctionné par le peuple, 424 disent wo«, 283 disent oui^ et 10 refusent de se prononcer.

Sur la troisième : quelle sera la peine, le vote, qui dure une nuit et un jour (du 16, à huit heures du soir, au 17 à la même heure), donne le résultat ci-après :

Pour la mort sans condition 387

Pour la détention, les fers ou la mort

conditionnelle 334

Absents ou non votants 28

Total. . . 749

Comment votèrent les députés de TAin ?

MM. Deydier, Gauthier, Mollet, Merlino et Royer furent d'avis que le roi était coupable ; — MM. Deydier, Gauthier et Merlino, que le jugement ne devait pas être ratifié par le peuple ; MM. Mollet et Royer, qu'il devait l'être ; — MM. Deydier, Gauthier et Merlino, que la peine devait être la m oit ; MM. Mollet et Royer, que la

(m Mémoiret de Carnot publiés par son fils, I, p. 393 ; passage cité en not«; par M. Mortimer-Ternaux, tome V, p. 5i3!

peine devait être la détention et le bannissement à la paix.

■ M. Jagot, absent par commission (nous avons vu quMl était en Savoie), fit savoir à la Convention quMl opinait pour la mort ; il fut donc régicide non de fait, mais d'intention. Voici la déclaration qu'il signa, le i3 janvier 1793, avec ses collègues en mission, Tabbé Grégoire, l'abbé Simond et Hérault de Séchelles :

Nous apprenons, par les papiers publics, que la Convention nationale doit prononcer demain sur Louis Capet. Privés de prendre part à vos délibérations, mais instruits par une lecture réfléchie des pièces imprimées, et par la connoissance que chacun de nous avoit acquise depuis longtemps, des trahisons non interrompues de ce roi parjure, nous croyons que c'est un devoir pour tous les députés d'annoncer leur opinion publiquement, et que ce seroit une lâcheté de profiter de notre éloignement pour nous soustraire à cette obligation.

Nous déclarons donc que notre vœu est pour la condamnation de Louis Capet, par la Convention nationale, sans appel au peuple.

Nous proférons ce vœu dans la plus intime conviction, à cette distance des agitations où la vérité se montre sans mélange, et dans le voisinage du tyran piémontais. [Moniteur du 2^ janvier l'jgS.)

Carra, député maçonnais, affirma la culpabilité, repoussa l'appel au peuple et vota la mort.

Le vote terminé, le président Vergniaud dit avec émotion : « Je vais proclamer le résultat du sera-

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