‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 130 sur 217 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

son autorité en la rendant héréditaire ? Ignorie:^-vous que les Rois sont des bêtes féroces qui dévorent les nations (i) ?...

N'allons pas plus loin ; les déclamations qui suivent ne visent que le renversement du trône, et Dieu sait si les Frères et Amis de France avaient besoin d'être stimulés à cet égard !

Les trois bataillons de volontaires de l'Ain qui devaient être prêts au mois de décembre 1791 (voir la fin du ch. iv de la V^ Epoque) ne purent partir pour la frontière que le 8 février 1792. Ils étaient commandés par M. Dandelin.

La veille, le 3"^ bataillon s'assembla dans la salle du club, ornée du buste couronné de Mirabeau, et l'abbé Barquet, homme de talent, leur adressa un discours pour enflammer leur courage. Il leur cita les guerres glorieuses soutenues par la France, leur dit que les soldats de la liberté ne devaient pas être moins braves que ceux du despotisme, leur conseilla l'exercice et la discipline comme nécessaires au succès , et invoqua Mirabeau comme promoteur de la régénération de l'armée. Quelques lignes suffiront pour donner une idée de ce discours :

(i Lettre d'un Savoisien. ami de la liberté, à un Français. Ms. de KO pages. — Ph. L. D.

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