‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 131 sur 217 · Tome II. i · texte numérisé non relu

Tome II. i

Partez donc, Citoyens soldats, volez sur la frontière : et lorsqu'une résistance trop longtemps prolongée aura forcé la nation à déployer l'étendard de la guerre, tirez du fourreau le glaive dont la Patrie vient d'armer vos mains ; frappez-en les rebelles, mais épargnez les vaincus. Terribles dans le combat, soyez humains après la victoire. Courage et discipline : la liberté' ou la mort : voilà votre devise ; soyez-y fidèles.

Ce n'est plus pour la gloire ou la vengeance d'un seul homme, c'est pour la loi, c'est pour la Constitution de votre pays, c'est pour vos frères, vos parents, vos amis, que vous allez combattre (i)...

Quelques jours après, 12 février 1792, le Directoire du district de Bourg fit imprimer en in-4° et en placard une proclamation non moins belliqueuse. Il s'agissait de recruter Parmée dont les rangs étaient éclaircis par l'émigration, et de la mettre en état de repousser les traîtres qui devaient rentrer en France avec le despotisme et T étranger. On ne lira pas sans sourire la peinture effrayante des maux qui surviendraient si la jeunesse ne prenait les armes, si les mères de famille, à l'exemple des Lacédémoniennes, ne sacrifiaient leurs enfants au salut de la patrie.

(i) Discours adressé aux volontaires du 3" bataillon de l'Ain, la veille de leur départ pour les frontières, prononcé dans une séance publique de la Société des A7nis de la Constitution de la ville de Bourg, le 7 fé' vrier 1 79^ par Jean-Anthelme Iîarquet. principal du collège et membre de la Société. Bourg, 8 p. in-8. — Ph. L. D.

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